mardi 24 décembre 2013

L'HISTOIRE VUE PAR LES FEMINISTES...

Je voulais revenir ici, rapidement, sur un commentaire qui a été posté à la suite d’un de mes textes de réflexion sur les rapports hommes/femmes. Pourquoi ? Parce que ce commentaire, à lui seul, dit presque tout de l’aveuglement et du dogmatisme féministe actuellement dominant. Ce commentaire, le voici : « Pour mes affirmations qui vous déplaisent comme par exemple le fait que ce soit les féministes qui œuvrent pour l’égalité et la justice sociale, je vous propose de jeter un œil en arrière et de voir grâce à qui les avancées sociales ont été gagnées. (C’est un moyen parmi d'autres). »

Mon principal doute, en lisant cela, est de savoir si les personnes qui tiennent ces propos (ce n’est pas la première fois que j’en entends de tels) sont sincères (et dans ce cas très gravement endoctrinées) ou de pure (et consciente) mauvaise foi. Dans les deux cas c’est inquiétant. Car si je veux bien « jeter un œil en arrière » et si j’essaye, comme on me le demande, de faire un rapide inventaire des avancées sociales, je songe à la déclaration des droits de l’homme, à l’abolition de l’esclavage, à l’abolition de la peine de mort, aux congés payés, aux 35 heures, au syndicalisme, au droit à la retraite, à la sécurité sociale, à la CMU, à l’interdiction de faire travailler les enfants, au droit de grève, au droit au chômage, à l’instauration d’un salaire minimum, à la scolarisation obligatoire et gratuite pour tous, à la séparation de l’Eglise et de l’Etat… et j’en passe forcément.
 
Acquis du féminisme tout ça ? Ah bon ! A moins que ces avancées sociales ne comptent pas...

Le féminisme a effectivement permis quelques autres avancées notables : vote des femmes, droit à la contraception, à l’avortement, lois sur la parité… Mais de là à laisser sous-entendre qu’historiquement les « les avancées sociales ont été gagnées » par les féministes ne tient pas debout. 

Relire l’histoire pour tenter de mieux mettre en avant le fait que les femmes ont elles aussi eu un rôle historique souvent minimisé et relégué à l’arrière-plan par les historiens, oui, c’est légitime. Mais vouloir réécrire l’histoire pour l’adapter à sa propre idéologie, cela porte un nom : le révisionnisme.

2 commentaires:

Serge #PPDE Charnay a dit…

Les plus grandes féministes (femmes), et femmes politiques, en conviennent... rien n'aurait été possible sans la volonté pleine et entière des hommes que l'on accuse encore de tous es maux... peu importe... nous en sommes fiers... nous sommes féministes, nous n'avons besoin de personne pour faire notre ménage, notre lessive, et nous sommes capables de nous occuper de nos enfants... si cela était possible...
Serge #PPDE CHARNAY

Beau Stéphane a dit…

Et de toute manière, tant qu'on en sera encore à savoir s'il convient d'attribuer les bons points à des hommes ou à des femmes, et pas tout simplement à des personnes de bonne volonté, le problème restera entier...