mercredi 12 mars 2014

LE DIABLE ET LE BERGER...

Je suis heureux de signaler ici la parution, aux éditions du Petit véhicule, du nouveau roman de Bertrand Redonnet (d'autant plus heureux que j'ai eu le très agréable privilège de le préfacer !).
Pour le commander, rendez-vous ICI.

Bertrand Redonnet

Quatrième de couverture :
« Oh n’insultez jamais une femme qui tombe ! » chantait le vieux poète à la barbe fleurie. Dès lors, n’insultez non plus jamais un homme qui chute, car derrière cet homme, ou cette femme, sont toujours les humains et leur manière de s’organiser socialement. Et surtout, il y a l’histoire individuelle, avec ses blessures, ses coups reçus, ses espoirs brisés, jetés au panier, ses fantasmes méprisés, ses désirs inachevés… Ainsi Guste Bertin, personnage déjà présent dans Zozo chômeur éperdu, s’il est ici violent, brutal et sanguin, inquiétant même, n’en reste pas moins l’aboutissement dramatique d’une histoire qui l’est tout autant, dès le départ. À ce seul titre, universel, il mérite comme tout homme constitué de ses tares, de son intelligence et des balbutiements désordonnés de son cœur, comme tout homme qui porte sa valise sans en renier le contenu, d’être entendu des autres hommes.
Dans ce récit qui prend parfois les tonalités de la tragédie grecque, le lecteur ne trouvera donc aucun jugement de valeur pour le guider, aucune notion du bien et du mal pour le réconforter. Guste Bertin, le chevrier, se situe par-delà. Et il nous entraîne, par la plume qui fouille son âme, dans la trajectoire chaotique, presque maudite, des naissances promises à la chute brutale de leur destin.

Né en 1950 à Chaunay, dans la Vienne, Bertrand Redonnet bâcle des études de sociologie à l’Université de Poitiers. Il poursuit ensuite un parcours marginal et sera ainsi tour à tour glandeur attendant L’grand Soir, coureurs de bistros, ouvrier d’usine, bûcheron, vendeur de photos aériennes puis chargé de communication dans une collectivité territoriale. En 2005, il fait sa maigre valise et s’exile en Pologne, sur la frontière biélorusse, où il vit actuellement et où il se consacre, entre autres, à la littérature.
*
« Et par-dessus tout cela, bien sûr, il y a le talent de Bertrand Redonnet qui, en plus d’être un très bel auteur, est aussi un fervent lecteur. Un lecteur à l’ancienne, nourri au sein des grandes plumes classiques : Maupassant, Giono, Bosco, Balzac, Zola, Villon, La Fontaine. Toutes ces influences se ressentent dans ses mots, dans ses phrases. Il y a également un peu de sang russe dans sa prose, celui de Dostoïevski ou de Gogol, quand il nous dresse le portrait de ce Guste Bertin, englué dans un impitoyable combat intérieur entre les forces opposées qui guident sa vie : sa raison et son instruction d’un côté, qui ont fait de lui un humaniste toujours prêt à se battre pour la justice, l’égalité des droits, la défense des ouvriers et des démunis, à rêver d’un monde meilleur ; et de l’autre côté, ce tempérament sanguin qui le caractérise tout autant, cette énergie brute et animale qui le pousse à commettre régulièrement les actes les plus condamnables. »
Extrait de la préface de Stéphane Beau

ISBN 978-2-37145-005-9
Revue reliée à la chinoise
82 p., 15,5 X 21,5 cm
15 €

2 commentaires:

Marc V. a dit…

Commandé !

Beau Stéphane a dit…

Super

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