lundi 30 juin 2014

ERICH MARIA REMARQUE, LES CAMARADES...

J'ai, depuis très longtemps, un gros faible pour la littérature allemande de l'entre deux guerres : Thomas Mann, Hermann Hesse, Ernst Jünger, qui m’accompagnent depuis plus de vingt-cinq ans ; Joseph Roth ou Ernst Wiechert découverts ensuite. Et bien sûr Erich Maria Remarque, dont le célèbre roman A l'Ouest rien de nouveau, que j'ai lu alors que je devais avoir treize ou quatorze ans, a été un de mes premiers chocs littéraires. Mais curieusement, je n'étais jamais allé plus loin dans son œuvre. Je sais que ne suis pas le seul d'ailleurs car, lorsque j'en parle autour de moi, je constate souvent que beaucoup n'ont lu de lui que A l'Ouest rien de nouveau, ce best-seller paradoxal qui, tout en ayant apporté une gloire mondiale et durable à l'auteur a du même coup rejeté dans l'ombre tout le reste de sa production. Depuis quelques temps, je rattrape donc mon retard en me plongeant dans les autres romans de Remarque et plus je le lis, plus je découvre l'étendue de son talent.

Dernier livre lu : Les Camarades. Et pour vous mettre en appétit, quelques pépites tirées de cette magnifique leçon d'amitié et de désespoir.

« Il ne faut jamais vouloir en savoir trop. Moins on en sait, plus la vie est simple. Savoir, cela rend libre mais malheureux. »

« Oublier, voilà le secret de la jeunesse éternelle. On ne vieillit que par la mémoire. On oublie toujours trop peu. »

« L'attitude héroïque convient aux temps difficiles. Mais nous vivons en des temps désespérés. L'humour est la seule attitude convenable. »


« Seul le malheureux connaît le bonheur. L'homme heureux n'est qu'un mannequin. Il montre le sentiment de la vie, mais il ne le possède pas. La lumière ne brille pas dans la lumière. Elle n'éclaire que les ténèbres. »

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