vendredi 27 juin 2014

HOMMES EN SOUFFRANCE SUR TERRI(S)TOIRES...

Le site d’informations Terri(s)toires va, durant quelques temps, publier des extraits de mes Hommes en souffrance. Ça a démarré ICI le 25 juin.

Je tiens à remercier chaleureusement Corentin Vital qui a en outre signé une présentation de ma démarche d'une justesse assez épatante. Son souci de me cerner vraiment, en se documentant sur mes précédents travaux et en resituant ce dernier livre dans la logique de ce que j'ai pu faire auparavant, est réellement appréciable. Chapeau.


Le travailleur social se fait l'avocat du diable

Il n'avance pas masqué. Et pourtant, Stéphane Beau est une sorte de héros du quotidien. Assistant social depuis 20 ans, il tente, tous les jours, de répondre et de trouver des solutions à "la souffrance, la misère, la violence et la bêtise humaine".

Il consacre une grande partie de son temps libre aux lettres. Romans, nouvelles, aphorismes, essais... l'auteur explore différents styles. Il a écrit huit livres dont 23h23, Pavillon A ou Les en dehors. Dernier en date : Hommes en souffrance. Un essai brûlant sur le sexisme envers les hommes. "C'est la première fois que je m'engage si ouvertement dans un de mes livres", souligne l'auteur. En s'appuyant sur son travail au centre médico-social du Loroux-Bottereau (44), Stéphane Beau dresse un réquisitoire contre la misandrie qui règne, selon lui, dans la société. Membre de l'Association des Romanciers Nantais, il a également fondé la revue Le Grognard.

"De gauche et libertaire", Stéphane Beau "ne veut en aucun cas être mis dans une case". Il affectionne le débat et "mettre les pieds dans le plat". Impossible de nier la filiation avec le philosophe et sociologue Georges Palante (1862-1925), dont il étudie l'œuvre depuis une dizaine d'années. Défendant l'idée que les parties priment sur le tout, et donc les individus sur la société, Palante estimait que l'individu devait se construire et s'armer face à celle-ci pour exister. Il s'opposait ainsi à la pensée de Durkheim et admirait celle de Nietzche, un philosophe antidogmatique qui rêvait d'un monde... sans dieu ni diable.

Corentin Vital

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