jeudi 10 juillet 2014

HOMMES EN SOUFFRANCE SUR TERRI(S)TOIRES, 2/4...

Le site Terri(s)toires a mis en ligne le second volet de la présentation de mes Hommes en souffrance.
 
C'est ICI, et ça commence comme ça :
 
Un brin provocateur, Stéphane Beau prend ici l'exemple de trois cas traités dans le cadre de son travail d'assistant social. Monique, Valérie et Sophia souhaitent toutes le divorce. Chacune reproche à son mari un trait de caractère qui a plu au début de leur rencontre, et s'est finalement transformé en enfer. Qui est le fautif dans ces histoires ? L'auteur laisse cette question sans réponse. Car pour lui rien n'est noir ou blanc. Des nuances peuvent être trouvées dans chacun de ces problèmes de couples.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour,
Concernant ces extraits, si l’on prend les deux premiers cas (Monique et Valérie), je partage le constat que les deux personnes composant le couple soufre de cette situation et du fait que la situation c’est co-construite.
Il y a dans la suite de l’analyse 2 choses qui me dérangent :
1) Vous postulez de ce que sera la réponse judiciaire … et même si je ne nie pas que vous devez avoir une certaine expérience de cela, cela reste spéculatif.
2) Vous postulez du non soutien/aide/prise en charge/écoute que recevront les hommes de ces histoires. N’ont-ils pas de famille et d’amis qui prendront leur défense ? N’ont-ils pas accès aux AS, aux psys, aux avocats …
Au vu de ce qui nous unis (le constat, la reconnaissance de l’égalité dans la souffrance) et de ce qui nous sépare (vos hypothèses de règlement de ces situations) je me dis que deux choses seraient assez constructive et/ou propice au débat.
D’abord, je ne sais pas si c’est faisable (je me doute que ça doit être très compliqué), mais il serait intéressant de voir d’une part comment la justice à effectivement tranché depuis, et d’autre part comment les deux parties on vécu cette épreuve.
Ensuite je serais aussi curieux vous/moi/ les personnes qui lisent ce blog trancheraient ces histoires d’un point de vue judiciaire car on ne peut pas toujours empêcher des séparations.

Cordialement
Benoit COMBE

Beau Stéphane a dit…

Bonjour,

Vous avez raison, il aurait été intéressant de savoir les suites de ces histoires, mais je ne les connais pas, hélas. Je ne peux, comme vous le dites, me baser que sur mes expériences. Mais je ne me fais guère d'illusions sur la manière dont les choses ont évolué pour ces couples-là. La question judiciaire n'est d'ailleurs pas ce que j'ai voulu le plus mettre en avant ici finalement, mais plus le processus faisant que certains hommes, embarqués dans des séparations qu'ils n'ont pas souhaitées, se retrouvent un jour chargés d'une culpabilité (pas seulement judiciaire, morale aussi) assez lourde et qu'il doivent soudain se défendre alors qu'au fond il n'ont attaqué personne.

Un autre exemple pour répondre à votre remarque sur l'écoute dont les hommes bénéficient également. Un homme d'une petite cinquantaine d'année, séparé depuis plus d'un an. Deux enfants âgés d'une dizaine d'années. C'est sa femme qui a souhaité la séparation. Monsieur a quitté le domicile pour simplifier les choses et a laissé la maison à son ex et aux enfants pour éviter que ces dernières soient trop perturbées. Il a pris une location de son côté, pas trop loin pour pouvoir rester à proximité de l'école et de la vie quotidienne de ses filles. Le temps que tout cela se réorganise, il accueillait ses enfants en moyenne 4 jours tous les 15 jours. Un jour il a souhaité accueillir ses filles une semaine sur deux. Sa femme a refusé. Il a décidé d'aller voir une avocate qui lui tout de suite dit qu'elle était OK pour le défendre et que sa démarche était légitime. Par contre, elle lui a également dit qu'il pouvait déjà s'estimer heureux de voir ses filles si souvent. Phrase qu'elle n'aurait jamais dite à une femme, j'en suis quasi sûr. Ensuite, l'avocate lui a ensuite expliqué que s'il voulait obtenir gain de cause auprès du juge il fallait qu'il donne des signes de sa bonne volonté. Elle l'a ainsi invité à commencer à mettre en place le payement d'une pension alimentaire et à s'engager d'avance à continuer à en payer une même en cas d'accord pour la garde alternée. Elle lui a également proposé de demander la mise en place d'une médiation afin de bien montrer qu'il était ouvert au dialogue. Ce dernier a fait tout ce qui lui était demandé. Je ne sais pas s'il a eu les résultats de se requête depuis. Mais là, pour le coup, j'ose espérer qu'il obtiendra la garde alternée. Mais à quel prix ! Vous vous rendez compte de tout ce que cet homme aura dû mettre en avant pour justifier sa demande ? Personne n'en a jamais demandé autant à sa femme pour justifier son droit à s'occuper de ses filles 11 jours sur 15.

Cet exemple n'est pas exceptionnel et répond en partie à votre remarque sur l'écoute dont les hommes peuvent disposer. Cette écoute existe, certes, et celle proposée par cette avocate est sans doute sincère et son souci de faire gagner son client est lui aussi incontestablement réel. Mais cette écoute est trop souvent empreinte de préjugés qu'ils faut combattre. Quant à la capacité d'écoute des AS sur ces questions, c'est un vrai débat. Une profession presque exclusivement féminine, accueillant une population majoritairement féminine (sauf pour les rendez-vous obligés style RSA ou aides passant forcément par un AS) et reposant essentiellement sur l'expression verbale des difficultés, laisse-t-elle aux hommes toute la liberté aux hommes de s'exprimer ? Je ne suis pas le seul à poser cette question.

Anonyme a dit…

Bonjour et merci de m'avoir répondu.
Si je vous ai amené sur la question du judiciaire c'est parce que pour le seul endroit (ou presque) ou moi je perçois ce que décrivez dans votre livre et dans de nombreux "articles" de votre blog.

A savoir : OUI, je suis d'accords pour dire qu'il y a une différence traitement entre hommes et femmes lors d'une séparation en ce qui concerne la garde des enfants.
Et OUI cela est fortement contestable d'un point de vue morale et rationnel.

Pour ce qui est des autres souffrances je suis entièrement d'accords pour dire qu'elles sont partagées mais comme je l'ai déjà dit je suis beaucoup plus mesuré sur le délaissement et l’accablement des hommes. Voyant moi aussi beaucoup de séparation, j'ai l'impression que la compassion va plutôt à celui qui subit cette séparation, et la culpabilité à celui qui est à l'initiative de la séparation (et non pas en fonction du sexe). Ce qui du reste n'est d'ailleurs pas une panacée puisque souvent (mais il faut bien sur voir au cas par cas) dans une séparation tout le monde souffre.

Pour ce qui est des AS, j'en connais plusieurs mais bien sur je n'ai pas le même degré de connaissance de ce métier que vous. Pour autant, je voudrais revenir sur 2 points que vous abordez et qui me questionnent.
1) Vous dites que les personnes que vous recevez sont très majoritairement des femmes … c'est un fait. La question c'est comment analysez vous cela.
Est ce que les femmes sont plus en difficulté que les hommes dans notre société ?
Est ce que les hommes n'ose pas venir vous voir (vous = les AS) ?
Est ce que les personnes que vous recevez vous sont « envoyées », et que les personnes en charge « d'aiguiller » les gens ayant un certain type de difficultés font de la rétention, négligent les hommes et sur protègent les femmes ?
A part pour la première question, il faut alors voir comment faire évoluer ses faits. Doit on mieux former/informer/sensibiliser les AS ou les personnes qui « aiguillent » les gens en souffrance vers les AS ?
2) vous faites état d'une profession (les AS) très majoritairement féminine … là aussi c'est un fait.
Pour moi ce n'est absolument pas un bon argument. Les femmes seraient moins capable de comprendre un homme ? Elles seraient moins compatissantes envers un homme ?
Toutes les femmes ne sont pas féministes (d'ailleurs je ne prête pas non plus ces défauts aux féministes). Peut être qu'il y a autant de femmes que d'hommes qui sont contre une certaine idée du féminisme. Peut être que les femmes sont autant critique que les hommes à l'encontre des femmes et aussi empathique que les hommes à l'encontre des hommes.
Quand bien même il y aurait autant d'hommes AS que de femmes, faudrait-il pour autant que les femmes soit reçus par les femmes et les hommes reçu par les hommes ?
Je ne crois pas que dans les autres professions (médecine générale, psychiatrie, avocat, éducation, …) le fait d'être pris en charge par une personne d'un sexe plutôt que de l'autre entraine de discrimination.
(à suivre)

Anonyme a dit…

(suite)
En fait ce que pense, c'est que les préjugés sont partagés par tous, ainsi d'après moi hommes et femmes ont les mêmes images de ce que sont les qualités et les défauts ainsi que le « rôle » de chaque sexe dans la société.
Peut être que si l'on confie plus la garde des enfants au femmes c'est par sexisme « contre les femmes » (même si ici elles en bénéficie de fait), c'est que globalement les juges (hommes et femmes) ont au fond eux l'idée qu'il est plus naturel pour une femme d'élever des enfants et qu'elle le fera mieux … idée qui bien sur doit être combattue, et en premier lieu par les « féministes ».
Peut être également qu'une explication à la moins bonne prise en charge de la souffrance des hommes que vous semblez constater c'est que les réseaux de « dépistage » et « d'aiguillage » des personnes en souffrances ce sont historiquement construit autour de la prise en charge des femmes et que cela c'est justifié (ce justifie encore?) par la prépondérance des femmes parmi les personnes sans revenus et les personnes victimes de discrimination.

Il n'en reste pas moins qu'il est important de renforcer la prise en charge des hommes là où elle est défaillante.

C'est drôle de voir que alors que je partage beaucoup de vos constats, mon analyse des causes m'amène à penser que la réponses à apporter c'est plus de « théorie du genre » (pour caricaturer un peu) et plus de « féminisme ».

Là par contre ou votre livre à une faiblesse dans la formulation (ou va trop loin … selon la façon de lire/interpréter) c'est sur les formes interrogatives qui ne trouve pas de réponse et d'analyse explicite de votre part. Lorsque que j'avais pour la première fois sur votre blog émis des critiques/réserves sans pouvoir citer les passages puisque j'avais rendu le livre, et bien ce qui suis me pose problème :
« Bien sûr, on peut s’interroger longuement pour essayer de comprendre pourquoi Marc se comporte ainsi avec les femmes, et ergoter sans fin sur le principe de "domination masculine" dont il est un magnifique – et pathétique – représentant, mais ne peut-on pas aussi se demander par quel miracle ce monstre-là a pu enchaîner autant de "conquêtes" ? »
Le fait de donner votre réponse à cette question plutôt que de juste poser cette question et de laisser au lecteur la responsabilité d'y répondre et d'y lire entre les lignes votre réponse aurait peut être susciter moins de réaction virulente autour de votre livre … en tout cas il me semble ?!?

Cordialement,
Benoit COMBE

P.S : ne vous inquiétez pas, je vous reconnais comme une personne pensante et ouverte au débat. Pas besoin donc de me préciser que "vous n'êtes pas le seul à vous poser cette question" ... je n'ai jamais pensé que le nombre était garant de la vérité ou de la justesse de la réflexion.

Beau Stéphane a dit…

Je vais essayer d’apporter quelques éclaircissements suite à vos dernières remarques. Toutefois, je tiens à rappeler, pour faire suite à une de vos réflexions sur le fait que mes formulations restent souvent interrogatives, que je n’ai bien entendu pas la prétention d’avoir des réponses sur tout. Bien au contraire, je préfère généralement questionner que répondre (déformation professionnelle ?) D’une manière générale (même dans mes romans) j’essaye toujours de ne pas donner trop de clés explicatives pour laisser aux lecteurs le soin de construire eux-mêmes leurs réponses. C’est peut-être cette conception des choses qui m’éloigne le plus de la logique féministe finalement (plus que les objectifs généraux que je partage plutôt). Là où les féministes s’acharnent à apporter des réponses définitive (domination masculine, genre, sexisme, plafond de verre...) je préfère rester dans une logique interrogative, soupeser, analyser, évaluer. Les réponses sonnent souvent comme des verdicts et ont toujours un peu des relents de jugements. Seules les interrogations, selon moi, laissent l’ouverture au débat et au dialogue. C’est une question de posture, de méthode, de philosophie de vie, comme vous voulez. C’est pour ça que mon antiféminisme, que je revendique sans état d’âme, s’appuie clairement sur mon combat quotidien contre les dogmatismes, et pas sur le fond du problème (à savoir l’’égalité et la paix des sexes, pour faire court, principes qui me conviennent très bien). Mon livre n’a pas été écrit pour apporter des réponses. Il l’a été pour interroger, pour soulever le débat, la réflexion, quitte à faire face à quelques virulences, ce qui ne me dérange pas. Il n’apporte donc pas (ou peu) de réponses, c’est un fait. Des pistes, des hypothèses, tout au plus. Vous percevez peut-être cela comme une faiblesse car le fait d’obtenir des réponses est forcément plus sécurisant, je le sais bien. Mais, si je pense avoir, individuellement, la capacité de poser certaines questions, je suis sûr que je n’ai pas celle d’y répondre seul. Ces réponses devront être collectives. Et pour les élaborer, il faudra d’abord lutter contre les vérités toutes faites et indiscutables, notamment celles que les féministes véhiculent.

Je vais revenir plus précisément toutefois sur vos pertinentes questions dans d’autres commentaires à suivre (il faut juste que je trouve le temps de les rédiger !!!)

Beau Stéphane a dit…

Vous me posez la question suivante : « Vous dites que les personnes que vous recevez sont très majoritairement des femmes… c'est un fait. La question c'est comment analysez vous cela. »

Voilà bien le type de question sur lequel il est difficile d’avoir des réponses définitives. « Est ce que les femmes sont plus en difficulté que les hommes dans notre société ? » complétez-vous. Oui, c’est évident. Les femmes seules avec enfants notamment, qui constituent la grande majorité des familles monoparentales. Cela a entraîné la mise en place de nombreux dispositifs d’aides et de soutiens (financiers, psychologiques, associatifs...) tout à fait légitimes et utiles. Ces aides n’ont généralement pas été mises en place pour les femmes spécifiquement, mais le fait est que ce sont elles qui en bénéficient majoritairement (et à juste titre, qu’on ne se méprenne pas sur ce que je dis, car ces aides viennent rétablir une forme d’équilibre). Les aides à l’enfance, pour parler en termes génériques sont par exemple très importantes, aussi bien au niveau départemental que national (politique des CAF notamment). Donc oui, je pense qu’on peut dire que les femmes (même si cette généralisation, ainsi formulée, me dérange un peu) trouvent mieux leurs marques dans les dispositifs d’aides que les hommes. Traditionnellement aussi (et les familles que je rencontre et que l’on présente souvent, dans les médias, comme étant des « cas » sont souvent, bien au contraire, très traditionnelles) toutes les questions du soin (care), du quotidien, de l’alimentaire, de l’administratif, sont gérées par les femmes. L’idée d’une relation avec un professionnel, basée sur un rapport non marchand, non productif, en privilégiant le dialogue où les émotions et les fragilités peuvent être exprimées... tout cela est plus facile, oui, pour beaucoup de femmes, j’en suis certain. pas pour toutes, d’ailleurs. Tout comme il y a des hommes qui sont également tout à fait à l’aise dans ce registre.

« Est ce que les hommes n'osent pas venir vous voir (vous = les AS) ? » me demandez-vous également. Je ne sais pas si le verbe « oser » est adapté. Dans tous les cas, la démarche de venir nous voir est difficile. Après, oui, j’ai l’impression qu’elle est souvent plus difficile pour les hommes qui vont assez généralement répéter, durant l’entretien, qu’ils n’aiment pas demander de l’aide, que c’est la première fois qu’ils le font et qui vont développer des comportements d’agressivité ou de dédain ("de toute façon vous ne pourrez rien faire pour moi", "vous n’êtes qu’un fonctionnaire"...). Comportements qui font parfois que le (ou la) professionnel(le) qui les reçoit, va se refermer et être moins dans l'écoute (réflexe de défense) alors que ces propos expriment simplement des sentiments de honte et de malaise qui ne trouvent pas d’autres manières de s’exprimer. (j'en profite pour préciser que quand je parle des AS et de leurs éventuelles failles, je m'inclue complètement dedans car mon livre est aussi une tentative de réponse à mes propres mauvaises pratiques).

« Est ce que les personnes que vous recevez vous sont « envoyées », et que les personnes en charge « d'aiguiller » les gens ayant un certain type de difficultés font de la rétention, négligent les hommes et surprotègent les femmes ? » demandez-vous aussi. J’avoue que je n’en sais trop rien. Je ne pense pas qu'on puisse parler de rétention. Je crois plutôt qu’il n’existe pas grand chose de spécifique pour les hommes, hormis les dispositifs liés à l’emploi. Je connais assez peu de dispositifs, dédiés aux hommes, qui s’adressent spécifiquement à leur bien-être (hormis les dispositifs de soins à portée médicale). Pratiquement tout ce qui leur est proposé est lié à l’emploi et, par extension, à leur employabilité et à leur capacité à être productifs.

Beau Stéphane a dit…

Allez, pour clore cette série de commentaires, quelques éléments de réponses sur cette autre remarque que vous me faites : « vous faites état d'une profession (les AS) très majoritairement féminine (...) Pour moi ce n'est absolument pas un bon argument. Les femmes seraient moins capables de comprendre un homme ? Elles seraient moins compatissantes envers un homme ? »

Je n’ai jamais dit que les femmes seraient moins compatissantes avec les hommes ou moins aptes à les comprendre. Je dis juste que le contexte de la rencontre avec le service social (avec ses codes et ses symboles) est peut-être plus aisé à appréhender pour les femmes que pour les hommes. Le registre d’activité de l’assistante sociale est très proche de ce que les stéréotypes attribuent aux femmes : capacité à verbaliser, à accepter l’aide, à exprimer ses affects, à pleurer éventuellement, à exprimer ses souffrances, ses sentiments. Les assistantes sociales femmes sont habituées à être dans ce registre aussi bien au niveau personnel que professionnel. Elles sont généralement assez déstabilisées par la virulence, la colère, la parole crue, l’ironie voire le cynisme, l’humour gras, bref tous ces modes d’expressions que les hommes peuvent utiliser et qui sont même plutôt des signes de reconnaissance dans certains milieux professionnels masculins.

Quant aux autres praticiens que vous nommez, je connais justement pas mal d’hommes et de femmes qui trouvent que ce n’est pas la même chose, selon le sexe qui est le leur, d’aller voir un médecin homme ou femme. Idem pour les psy, gynécologues etc... Il ne s’agit pas de discrimination. Il s’agit juste de ne pas se leurrer en pensant que notre fonction fait de nous des êtres asexués et parfaitement neutres. D’où l’importance de rester vigilant. Mais cette vigilance ne concerne pas que les rapports de sexes. Un AS de 25 ans ne renvoie pas les mêmes « signaux » à son interlocuteurs qu’un AS de 60 ans. Une AS en tailleur strict ne renvoie pas non plus les mêmes signes qu’une baba cool... Ce que j’ai voulu dire, c’est que le fait d’être une femme qui reçoit majoritairement des femmes sur des thématiques qui sont plutôt traditionnellement associées aux femmes n’est pas neutre. Il faut en avoir conscience lors de la rencontre. Et à partir de là, bien sûr que peu importe que l’on soit homme ou femme, jeune ou vieux, BCBG ou décontracté, la relation d’aide pourra s’établir.