jeudi 14 août 2014

THEORIE DU GENRE ET TRAVAIL SOCIAL (1/2)

Théorie du genre et travail social :
un mariage pas toujours heureux...
(partie 1 sur 2)


Résumé

Le travail social a toujours eu une fonction difficile : celle d’assurer une forme de médiation entre la réalité sociétale et les particularités individuelles. Cette fonction est naturellement requestionnée par la théorie du genre qui vient, ces derniers temps, redistribuer les cartes des normes et des valeurs sociales. et il convient de rester prudent, car derrière la « théorie du genre » se développe aussi une « idéologie du genre » qui risque de pousser les travailleurs sociaux à se soucier de moins en moins de ce que leurs clients sont ou aspirent à être, et à s’attacher de plus en plus à leur expliquer ce qu’ils devraient être. Autrement formulé : est-ce que, paradoxalement, la théorie émancipatrice du genre ne réintroduit-elle pas une forme de directivité moralisante dans le travail social ?

Le travail social, entre contrôle et émancipation... comme toujours !


« Ambiguïté » : si on me demandait de définir le travail social en un seul mot, c’est probablement celui-ci que je choisirais. Ambiguïté, car depuis toujours les travailleurs sociaux sont confrontés à une double injonction paradoxale les invitant d’un côté à aider les plus démunis, les exclus, les accidentés de la vie, les hommes et les femmes en perte de repères ; de l’autre à vérifier que tous ceux-ci ne s’écartent tout de même pas trop des normes morales et légales en vigueur. Ce constat n’a rien de neuf, j’en suis pleinement conscient, et toute une littérature existe déjà sur cet éternel mouvement de balancier entre émancipation et contrôle au sein du travail social. Mais le problème de cette ambiguïté, c’est qu’on peut bien la pointer du doigt autant que l’on veut, la dénoncer, la condamner, elle n’en demeure pas moins vivace et opérante. Cette ambivalence, chaque travailleur social, qu’il le veuille ou non, la ressuscite inévitablement à l’occasion de chaque intervention, chaque plan d’aide, chaque évaluation sociale. Certes, quand j’aide telle personne à faire valoir ses droits à une allocation, telle autre à bénéficier de soins, ou telle autre encore à recouvrer un positionnement parental plus équilibré, je leur rends des services individualisés, adaptés à leurs propres intérêts. Mais pas seulement, car en jouant les garde-fous – au sens propre du terme parfois – et en évitant que ces situations complexes ne se muent en contextes de détresses graves susceptibles d’entraîner des désordres sociaux lourds, je rends aussi – surtout ? – service à la société. Les médias et l’opinion publique ne s’y trompent d’ailleurs pas, toujours prompts à s’enquérir, quand une situation a mal tourné : « mais où était le service social ? »


Cette ambiguïté, inhérente à l’exercice quotidien du travail social, n’empêche généralement pas les travailleurs sociaux, positionnés en médiateurs entre les intérêts des individus et ceux de la société, de faire du bon travail. Mais cette ambiguïté devient beaucoup plus difficile à gérer lorsque, comme c’est le cas en ce début de vingt-et-unième siècle, les cadres idéologiques, moraux, philosophiques et politiques deviennent complexes, confus, voire contradictoires. On s’en rend bien compte, depuis quelques temps, à l’occasion des multiples débats tournant autour des rapports hommes/femmes.
Jusque-là, le travail social reposait globalement sur l’idée que la société était régie par des valeurs normatives précises (valeur travail, gestion en bon père de famille de ses comptes comme de sa vie quotidienne, sens de la famille, de l’effort...) qu’une certaine catégorie de notre public avait du mal à assimiler et à reproduire. D’où les concepts d’exclusion, de disqualification, de désaffiliation et leurs corollaires, les notions d’insertion, de réinsertion, de réadaptation... La fonction du travailleur social était alors double : à la fois atténuer les effets de la violence du social envers celles et ceux qui n’entraient pas parfaitement dans les moules établis ; et en même temps aider ces « exclus » à retrouver des modes d’être et de fonctionner un peu plus compatibles avec les paradigmes sociaux. Mais aujourd’hui, ce sont ces paradigmes qui sont réinterrogés avec tous les débats sur l’égalité des sexes, sur le droit à la différence, sur le mariage pour tous et, d’une manière plus globale, sur la question du genre.

 Le genre : théorie ou idéologie ?


Car qu’on le veuille ou non, cette question du genre vient forcément semer le trouble dans le champ du travail social et cela au moins à deux niveaux. Premièrement parce que cette question vient bousculer les normes supposées fondatrices, autour desquelles l’intervention sociale s’était jusque-là construite. Deuxièmement, parce que le « genre », tel qu’il est défendu aujourd’hui dans les discours politiques et militants est loin d’être neutre sur le plan idéologique et qu’il s’appuie sur une condamnation plus ou moins revendiquée du « masculin » et de tout ce qui s’y rattache. Deux points sur lesquels je vais revenir plus en détails dans le déroulé de cet article. Mais avant cela, je souhaite m’arrêter un instant sur la question du « genre ».
Il me semble important de bien distinguer, en effet, la « théorie du genre » qui, comme toutes les hypothèses intellectuelles et scientifiques est honorable, et l’« idéologie du genre » qui pour sa part, comme toutes les idéologies, doit au contraire être maniée avec la plus grande précaution.


La « théorie du genre » nous rappelle que le social est partout : impossible de parler d’un homme, d’une femme, d’un père, d’une mère, mais aussi d’un patron, d’un salarié, d’un handicapé, d’un retraité, d’un bénéficiaire du RSA ou d’un fonctionnaire, sans faire référence à des marqueurs sociaux forts. Ce n’est d’ailleurs pas, sur le plan sociologique, quelque chose de très nouveau. La seule nouveauté étant l’accent mis cette fois sur la dimension socialement construite des représentations sexuelles. Appréhendée ainsi, la théorie du genre est difficilement contestable et offre même un outil d’analyse et de réflexion pertinent et utile. Le problème, c’est que cette théorie a été en grande partie récupérée par une idéologie fortement influencée par la pensée féministe tendant – même si elle s’en défend – à introduire dans le débat de nouveaux codes moraux et normatifs.


Effectivement, en cessant d’être seulement un sujet d’étude et en devenant un thème politique, le « genre » a changé de forme et de finalité. Abandonnant sa neutralité scientifique, il s’est transformé en modèle normatif divisant la société en deux : ceux qui l’admettent et ceux qui le rejettent, autrement dit : ceux qui sont du côté de la vérité, de l’objectivité et du progrès contre ceux qui s’obstinent à demeurer dans l’erreur, dans le préjugé et dans la réaction. Avouer aujourd’hui que l’on a du mal à se détacher du modèle familial traditionnel – un papa, une maman, des enfants – est devenu malvenu ; se définir comme homme ou comme femme, comme père ou comme mère, est dorénavant presque suspect. Se montrer dubitatif sur le mariage homosexuel ou sur les possibilités multipliées permettant à toutes et à tous d’avoir des enfants hors du classique rapport sexuel entre un homme et une femme, c’est risquer, au mieux, d’être perçu comme un traditionaliste borné, au pire, d’être accusé d’homophobie et de misogynie.
Sauf que dans la réalité, les choses sont toujours moins tranchées et moins manichéennes que cela. Toutes celles et tous ceux que l’on a pu voir défiler dans les rues à l’occasion des manifestations anti-mariage pour tous par exemple, ne sont pas, loin de là, d’affreux réactionnaires hermétiques au changement. Ce sont pour beaucoup des hommes et des femmes qui ont grandi dans un système qui leur a toujours été présenté comme étant bon, logique et adapté à une « vérité naturelle » des choses, qui se sont adaptés à ce système, qui l’ont intégré et qui ont du mal à comprendre pourquoi aujourd’hui, assez brutalement d’ailleurs, on s’efforce de les convaincre que ce qui était droit hier est aujourd’hui courbe, que ce qui était vrai est maintenant faux, que ce qui était bon est devenu mauvais.


(à suivre...)

17 commentaires:

Alexis AGUETTANT a dit…

Votre analyse est fort intéressante car elle donne à voir un enjeu concret du gender dans le domaine que vous connaissez fort bien si je ne me trompe pas.

J'attends la suite non sans impatience.
Merci

Beau Stéphane a dit…

Bien le bonjour,

Merci pour votre visite et au plaisir,

Stéphane

Anonyme a dit…

Bonjour,
cet article va donc nous permettre de reprendre notre débat sur le genre.
Je suis entièrement d'accord avec vous sur la définition de la théorie du genre, qui "nous rappelle que le social est partout" et que les "rôles" d'hommes et de femmes dans une société ne sont pas déterminés par un patrimoine génétique ou une loi naturelle immuable, mais que comme tout autres rapports entre individus "patrons/salariés" et autres, il convient de s’interroger sur ce rapport, d'en comprendre les déterminants, et d'ouvrir ainsi de nouvelles perspectives à chacun dans l'affirmation de ce qu'il est.

Par contre, je ne vois pas en quoi cela est normatif ?
Si tant est que son utilisation soit parfois idéologique (car je ne comprend pas très bien comment s’opère le passage entre théorie et idéologie dans votre cheminement), cette nouvelle idéologie entrerait en concurrence avec l'idéologie dominante précédente qui postule que non, un homme est un homme et une femme est une femme et que l'éducation, la culture, et le contexte social n'ont rien à voir là dedans.

Vous parlez des personnes (nombreuses) qui ont défilé dans les rang de la manif pour tous.
Je suis là aussi d'accords avec votre constat mais pas du tout avec votre analyse.
OUI, Ce sont des personnes qui comme vous le dites :
"ont grandi dans un système qui leur a toujours été présenté comme étant bon, logique et adapté à une « vérité naturelle » des choses, qui se sont adaptés à ce système, qui l’ont intégré et qui ont du mal à comprendre pourquoi aujourd’hui, assez brutalement d’ailleurs, on s’efforce de les convaincre que ce qui était droit hier est aujourd’hui courbe, que ce qui était vrai est maintenant faux, que ce qui était bon est devenu mauvais."
Mon analyse de cela c'est que là pour le coup c'est un exemple d'idéologie très figée, de personnes manichéennes qui ont une idée arrêtée du bien et du mal, et qui ne voit pas que leur "vérité naturelle" n'est peut être pas une vérité absolue qui conviendrait à tous.

D'ailleurs la "théorie du genre" ne se veut pas prosélyte, mais se veut une ouverture englobant et dépassant l'existant.
Pour caricaturer, si avant un petit garçon était condamné à jouer aux voitures et une petite fille à jouer avec une poupée, le but n'est pas de forcer le garçon à jouer à la poupée et la fille à la voiture mais de laisser la possibilité aux deux d'expérimenter les deux si ils le souhaite et non de sauter sur le petit garçon pour lui retirer la poupée des mains.

Et puisque vous parlez aussi de mariage homosexuel, la aussi il me semble que l'idéologie est du coté de ceux qui cherche à figer les choses, à appliquer leur vérité aux autres ... car en définitive le mariage homosexuel ne remet pas en cause le mariage hétérosexuel ou une certaine idée de ce qu'est un couple, cela englobe la définition existante en l'ouvrant afin que d'autre puissent s'y retrouver.
... Après comme vous, ne croyant pas beaucoup à la valeur sacrée du mariage je ne suis pas sur que ça soit une très grande avancée pour quiconque d'accéder au mariage, mais ça c'est un autre débat.

Pour ce qui est de l'impact de cela sur le métier d'AS, vous êtes surement plus à mène que moi de le mesurer donc je ne m'étendrais pas sur ce sujet ... à cela près que vous décrivez des personnes déjà perdu dans l'idéologie et le modèle familial dominant ...

Cordialement
Benoit COMBE

P.S pour Alexis AGUETTANT :
Franchement, les contenus de votre page tournent en boucle, il n'y à aucune réflexion personnelle, aucune information contradictoire ... tout le monde a à gagner à lire des idées opposées aux siennes. combien de livres, de penseurs, et de philosophes "défenseur de cette théorie du genre" avez vous lu avant de relayer des vidéos de propagandes ?

Alexis AGUETTANT a dit…

Monsieur Benoit Combe,

Votre prose est séduisante, vous maitrisez bien la dialectique progressiste du "meilleur des mondes" que vous et d'autres avez le projet d'imposer aux générations à venir, en France, comme dans le reste du monde. Tout cela sous l'apparence d'une ouverture au dialogue, et d'une recherche de consensus : vous êtes très fort.

Le problème pour vous est double :
- la science objective et sérieuse est contre vous,
- et la Norvège a cessé de subventionner depuis peu les recherches sur le genre après avoir mis à jour ses bases idéologiques radicales. Il faut dire que les déclarations des chercheurs norvégiens sur le genre sont plus que surprenantes : "les recherches scientifiques qui veulent proposer une analyse des différences biologiques entre les sexes sont des recherches dépassées..." Ce que vous déclarez comme de la vidéo de propagande est en fait la source de vos ennuis et on comprends aisément que vous soyez réduit à calomnier ceux qui savent et ont compris le radicalisme que cache le gender et vos postures.

Les filles jouent aux poupées et les garçons jouent aux voitures ? Horrible résultat d'une culture hétéro-normée qui opprime les filles et les femmes selon les pro-genre. J'ai d'autant moins de mal à rentrer dans ce sujet que, durant mon enfance, si je ne jouais pas à la poupée, je jouais très régulièrement à des jeux de filles avec des filles lors de la recréation, et à des jeux de garçons avec des garçons aussi. Aucun ordre supérieur pour m'en empêcher alors que selon les pro-gender nous serions tous soumis à un horrible ordre social qu'il faudrait déconstruire...

Vous enrobez votre discours dans un verbiage qui a l'apparence du consensus, qui vous donne l'apparence d'un sachant, alors que vous êtes en vérité un militant politique (de plus vous signez d'un nom dont on ne sait même pas si c'est le votre car votre message a été posté en anonyme... Pour le moment vous parler à visage couvert et il serait utile, pour les followers de ce site (comme des autres) de savoir à quel réseau militant du gender vous appartenez.

Maintenant la France attend autres choses que les postures des pro-gender car, entre autres, les filles et les garçons ont besoin de construire leurs vies sur des vérités établies scientifiquement. Cela les aidera grandement, ainsi que leurs parents, et l'ensemble des professeurs et éducateurs qui les accompagnent au quotidien.

Vous avez du temps pour débattre ? Vous avez du temps pour sortir de vos schémas genderistes en voie de dépassement ? Dites-nous "Monsieur-le-sachant-répéter-en-boucle-ce-que-disent-les-manuels-du-bon-genderiste", qu'elle est la part des différences, chez les filles et chez les garçons, qui s'expliquent par l'innée, cette dimension de la vie qui est donnée à la naissance.... J'espère des arguments scientifiques probants de votre part, des arguments que vous devrez aller chercher dans des travaux scientifiques, des arguments de ceux que les parents et les éducateurs comprendront immédiatement qu'ils ont de la pertinence au regard de ce qu'ils vivent au quotidien avec des enfants (évitez Vidal car elle est pro-gender derrière son titre de neuro-biologiste, d'ailleurs vous avez dû remarquer qu'elle est de plus en plus contestée par ses collègues ces derniers temps.)

Au passage, Monsieur COMBE, avez-vous des enfants vous-même ?

Cordiales salutations,
AA

NB : La Norvège a réussi à mener ce débat scientifiquement alors, par la force des choses, la France y arrivera bien elle aussi.

Anonyme a dit…

Quelle réactivité !

Quelle différence de signer de son nom dans un message "anonyme" ou de la faire comme vous le faite ?
Je n'ai pas de compte google et je n'arrive pas à signer avec les autres formats qui me sont proposés sans créer des comptes à droite ou à gauche.
Je n'appartienne à aucune association du type de celles que vous dénoncez et je n'ai aucune carte politique ... d'ailleurs quand bien même ça serait le cas, je n'ai pas pour habitude de dénigrer les gens qui s'engagent dans notre société.
Libre à vous de crier au complot et de penser que mon nom n'est pas mon nom !?!
J'apprécie le fait que vous voyez sensible à ma prose car le passage à l'écrit pressente une grosse difficulté pour moi.
D'ailleurs au passage je suis père et éducateur, mais ce n'est pas pour ça que je considère qu'une personne n'ayant pas d'enfant n'aurait pas le droit de citer dans ce débat.

Sur le fond maintenant :
Vous dites avoir la science avec vous mais vous n'avancez aucun argument étoffé de recherche scientifique ... d'ailleurs vous l'auriez fait peut être aurions nous trouvé des points d'accord puisque mon but n'est pas d'imposer un dogme mais de donner à réfléchir en exposant mon analyse qui est que l’analyse des processus de construction du genre chez les individus permet plutôt une émancipation qu'un clivage dogmatique. (et c'est sur cette analyse subjective des mouvements de notre société que je viens débattre)

Bien qu'ayant fait un parcours d'étude scientifique (sciences « dur »), mes références sont plutôt à trouver dans les sciences sociales (philo et socio … à commencer par Simone de Beauvoir).
En effet pour ce qui est de la part d'acquis et d'inné, si il a beaucoup été sur le devant de la scène dans le milieu des années 1900, ce débat est plutôt tranché et il me semble que la communauté scientifique et plutôt d'accord pour statuer qu'il y a toujours à la fois du génétique et du culturel dans la construction d'un être vivant.
Par contre je n’adhère pas à la vision d'un déterminisme génétique du comportement. Je suis pour que chacun puissent s'interroger sur les déterminismes culturelles qui fondent son comportement. Que la société de consommation arrête de formater les individus en ayant un rayon tout rose et un tout bleu. Que la religion reste dans la sphère privée et ne vienne pas nous dire que tel personne doit avoir tel place dans la société car la nature ou dieu l'aurait décidé.
(à suivre)

Anonyme a dit…

(suite)

Par contre je suis d'accord avec vous sur le fait que ça fait longtemps que l'on oblige pas les garçons à jouer à la voiture et les filles à la poupée … d'ailleurs la « théorie du genre » ne date pas d'hier, cela intéresse et occupe nos sociologues depuis longtemps déjà.
Par contre lorsque je reçois des parents qui n'ont pas envoyé leur enfant à l'école et qui disent l'avoir fait parce qu'ils ont reçu un sms d'un réseau religieux qui leur disait que l'éducation nationale encourageait la masturbation au primaire ça me fait chié. De même que lorsque des collègues me disent qu'en EPS, il y a une fille qui ne veut pas participé parce que c'est une activité de garçon et dans tout les cas elle ne veut pas pratiquer à coté d'un garçon, ça me fait chié. Lorsque je vois dans le train une famille qui va manifesté et que c'est les enfant de 6 et 11 ans qui crient des slogans sur lesquels ils sont trop jeunes pour avoir un avis autre que celui de leur parents, ça me fait chié et je suis pas sur que ça soit la meilleur façon d'éduquer à la tolérance … car théorie du genre ou pas il y a des homosexuels dans la société et je me demande quel type de relations pourront plus tard ce lier entre les enfants de ce train et leur voisin homosexuel.

On est bien loin du débat philosophique et de la l'analyse sociétale que je pensais avoir sur ce blog, mais pourquoi pas, si le fait de caricaturer un peu peut permettre de mieux comprendre les positions de chacun c'est peu être un détour qui sera utile ?

Mais je vous retourne vos questions :
vous semblez avoir la certitude d'être du coté de la science … expliquez vous, prouvez le, montrez nous que vos certitude inébranlable et supérieurs à celles des autres son fondé et seront positive dans l'évolution de la société (car il n'y a pas plus de tentative d'imposition de nouvelles normes dans la « théorie du genre » que d'imposition à rester sur les normes actuels de la part de ceux qui la rejette).
Quel est pour vous la part inné et la part éducative et contextuelle dans le comportement des hommes et celui des femmes ?

Je n'ai malheureusement pas votre disponibilité donc ne vous inquiétez pas si je ne réagit à vos commentaire qu'avec plusieurs semaines ou mois de retard.

Je pense qu'à minima votre commentaire aura permis à l'auteur de ce blog de ce rendre compte la suspicion, la catégorisation et le mépris dont il est victime suite à la parution de son livre arrive très vite aussi pour les gens qui des positions/analyse opposés (sur certains sujets au moins) aux siennes.

Du coup je ne sais plus si je dois signer Benoit COMBE (mon vrai/faux nom) ou signer « le gender de service » puisque que c'est à cela que l'on est réduit lorsque l'on ose dire analyser la théorie du genre » comme pouvant être porteur d’émancipation et d'ouverture.

Il n'y a que par le débat et l'altérité que l'on peut se forger une opinion non dogmatique ("L'autre est ce qui me permet de ne pas me répéter à l'infini." Jean Baudrillard) encore faut il ne pas être tout le temps dans la certitude et faire l'effort de lire des auteurs/philosophes qui ne partage pas votre façon intuitive de penser le monde.

Beau Stéphane a dit…

Bonjour Alexis,

Merci pour votre message. Je vais y répondre dès que possible.

Juste un petit mot en attendant pour préciser que Benoit a fait preuve ici, à plusieurs reprises, d’une vraie volonté de dialoguer. Nous ne sommes pas toujours d’accord tous les deux, loin de là, mais il a fait montre d’honnêteté et de respect. Je ne l’ai jamais senti comme militant de quoi que ce soit, mais comme quelqu’un qui cherche à affiner ses idées. Je l’apprécie pour ça. Pour le reste, j’ai vu qu’il vous avait dit ce qu’il avait à dire.

Beau Stéphane a dit…

Bonjour Benoit,

Comme toujours votre commentaire est copieux et je vais devoir y répondre en plusieurs fois pour essayer de rester clair.

Concernant la théorie-idéologie du genre vous dites ne pas bien voir « en quoi cela est normatif ». Vous rajoutez ensuite que vous ne comprenez « pas très bien comment s’opère le passage entre théorie et idéologie » dans mon cheminement.

Je pensais avoir été clair dans mon article. Il faut croire que non. Je vais essayer d’être plus précis. Une théorie, d’une manière générale, est censée être neutre, objective, au sens scientifique du terme. L’idéologie, au contraire, est tout sauf neutre. Elle a un but, des valeurs morales fortes, des objectifs précis (j’espère que nous sommes au moins d’accord sur ce préalable car autrement, tout ce que je vais dire ensuite ne servira pas à grand-chose !)

Bien sûr que l’idéologie du genre, aujourd’hui, est normative, dans sa nature même puisqu’elle propose de remplacer un modèle par un autre, des normes par d’autres. Et là je ne parle même pas de la qualité ou des défauts de ces normes, aussi bien anciennes que nouvelles. Le problème, c’est que ces nouvelles normes, prétendument neutres et positives, s’inscrivent dans un discours ambiant très tendus, ou la place de l’homme (plus encore que celle de la femme) est un sujet polémique. Reprenons l’exemple des petites voitures et de la poupée. Dire que gars et filles doivent pouvoir jouer aux deux est une évidence pour moi. Mais ces deux jeux n’ont pas la même image du point de vue social. Le discours féministe, depuis plusieurs décennies, a tout fait pour que tout ce qui touche à la maison, au soin, à la vie privée, à l’économie domestique, sois considéré comme vil. A l’inverse, tout ce qui touche aux symboles masculins (voiture, pouvoir, force…) est présenté comme étant le nec plus ultra. L’idéologie du genre, sans s’en rendre compte, peut-être, envoie des messages forts aux enfants. Un message explicite : « tout le monde peut jouer à la poupée ou à la petite voiture » ; et un message implicite : « de toute manière, c’est nul de jouer à la poupée ». La finalité de tout cela, sans doute plus ou moins inconsciente là encore, étant de répondre à la pression libérale qui n’a pas besoin de femmes (ou d’hommes) au foyer, mais bien de consommateurs interchangeables et faisant tourner la machine (pas la machine à laver, of course…). Je reviendrai sans doute un de ces jours sur l’union entre féminisme et libéralisme qui est beaucoup plus importante qu’on ne le dit souvent (notamment par les féministes qui aiment à rappeler qu’ils sont de gauche, comme si la gauche actuelle n’était pas libérale…)

Anonyme a dit…

Bonjour Stéphane,
Merci pour le développement.
Merci aussi de "prendre ma défense", mais ne vous inquiétez pas, comme vous j'ai l'habitude que certains débats tournent comme ça (et sur des sujets variés).

Je suis d'accord avec vos définitions des concepts d'idéologie et de théorie.

Après votre développement, je comprend maintenant en quoi vous trouvez que la "théorie du genre" à une action normative.

Par contre je reste encore en désaccord avec vous dans le sens ou pour moi une "théorie sociologique" ou plutôt un "domaine d'étude théorique" (car c'est plutôt ça pour moi la "théorie du genre").
Ça ce veut explicatif et non normatif.
Et le fait que des études scientifiques rentrent en conflit avec des normes idéologiques (parfois/souvent religieuses) ne suffit pas à faire passer un domaine d'étude du statu de scientifique à celui d'idéologique. (exemple du débat autour du créationnisme)

Le fait d'étudier la manière dont se construisent les individus dans une société, ou comment se construisent les inégalités n'est pas pour moi normatif.
D'ailleurs comme je l'explique dans mon premier commentaire pour la ce n'est pas une norme qui en remplace une autre mais c'est une ouverture qui englobe et dépasse la norme précédente.
c'est d'ailleurs le sens du mot "genre", il revoie à ce qui y a de social dans la construction de l'individu et en particulier des "rôles" des hommes et des femmes, des déterminantes du masculin et du féminin.
Il ne nie pas le sexe biologique et c'est d'ailleurs puisqu'il le reconnait qu'il y a eu la nécessité de créer un mot dédier à cette part sociale dans la construction du comportement d'un homme ou d'une femme.
Je ne perçois pas ce message implicite "c'est nul de jouer à la poupée" ... à la limite je perçois "c'est nul de jouer SEULEMENT à la poupée".
Certainement aussi qu'en réfléchissant à ce que vous dites, le but du féminisme qui a été de tendre vers l'égalité homme/femme en conquérant des espaces réservés aux hommes, et que pour cela il y a eu par moment une stratégie de dévaluation des taches qu'elles remplissaient jusqu'à lors ... ce qui est surement une erreur stratégique lorsque l'on veut les partager.
(à suivre)

Anonyme a dit…

(suite)
Par contre là où je vous rejoins à 100% et je pense que c'est d'une importance cruciale.
Je parle de la pression du libéralisme, du consumérisme, de la publicité ... on ne peux nier l'impact de la publicité sur la création des besoins/envies des individus. Hors la publicité fait une distinctions très nette entre hommes et femmes.
Pour moi c'est détestable d'arriver dans un rayon de décathlon pour chercher des lycras et de n'avoir que le choix entre du rose avec une fée ou du bleu avec un requin par exemple.
De fait cette idéologie libérale (pour le coup sacrément dogmatique) imprègne tout les pans de la société (y compris le féminisme). Pour autant je trouverais bien plus intéressant de ne pas se centrer sur le cas du féminisme pour discuter et réfléchir à cela. (petit clin d’œil pour l'article que vous prévoyez d'écrit éh éh ;-)

Sinon puisque Alexis, qui me voit comme quelqu'un "qui à le projet d'imposer quelque chose (d’ailleurs je ne sais pas bien quoi, il pourra peut être m'éclairer là dessus) au monde entier"(rien que ça), m'a demandé si j'avais des enfants, je tiens à dire que dans mon métier de prof je n'ai jamais vu de prosélytisme allant dans le sens de l'imposition d'une norme autour de ce concept de genre auprès de élèves.
Si ce n'est de prôner l'égalité hommes/femmes (mais je pense que ça fait l’unanimité), et d'encourager tout les élèves à travailler pour faire ce qu'ils veulent sans ce mettre de barrières sous prétexte qu'ils viennent d'un milieu ou d'un autre ou qu'ils soit des garçons ou des femmes.
J'enfonce un peu des portes ouvertes, mais vu la réaction d'Alexis, je me sens un peu obligé de redescendre le débat sur des choses concrètes afin de rassurer ceux qui liront cela ... car j'ai pas spécialement envie que l'année prochaine encore des parents retirent leur enfants de l'école de peur qu'on fasse de leur fils une fille ou de leur fille un garçon ...

Benoit COMBE

Anonyme a dit…

oups je me suis laissé emporter et j'ai relu très négligemment.
J'essayerais d'écrire de façon plus fluide et compréhensible la prochaine fois !!!

benoit COMBE

Beau Stéphane a dit…

Benoit a dit : « Par contre je reste encore en désaccord avec vous dans le sens ou pour moi une "théorie sociologique" ou plutôt un "domaine d'étude théorique" (car c'est plutôt ça pour moi la "théorie du genre"), ça ce veut explicatif et non normatif. »

Nous ne sommes pas vraiment en désaccord là-dessus je crois (en fait, au fur et à mesure des échanges, je remarque que nos désaccords sont assez restreints, comme quoi le dialogue, hein, ce n’est pas si con...). Bien sûr que « le fait d'étudier la manière dont se construisent les individus dans une société, ou comment se construisent les inégalités » n'est pas normatif en soi (où alors à la marge, si on part du principe que toute pensée, de toute façon, même la plus objective, tend à s’appuyer sur des racines intellectuelles, culturelles, historiques qui ne sont jamais totalement neutres, mais c’est un autre débat).

Notre désaccord (ou écart peut-être, seulement) réside sur la manière dont les réflexions sur la question du genre se distribuent entre explicatif et normatif. Le problème aujourd’hui c’est que l’explicatif a été pris en otage par des groupes qui veulent lui faire dire tout et n’importe quoi. On peut difficilement nier que la question du genre a été captée par le féminisme qui tente d’en faire quelque chose qui n’est plus seulement de l’ordre de « l’explicatif ». Le genre, tel que les féministes l’entendent, repose sur une condamnation nette de l’homme en général, et par extension, des hommes en particulier. L’idéologie du genre se construit pour eux sur l’idée que tout ce qui déconne dans les rapports hommes-femmes relève des erreurs des hommes, du patriarcat, de la domination masculine. Dans le discours féministes les hommes sont rarement attaqués pour ce qu’ils font, mais presque toujours pour ce qu’ils sont (lisez simplement les commentaires postés dernièrement sur ce blog, vous y retrouverez tous les poncifs expliquant que l’homme est un monstre irrécupérable).

Pour moi la question est simple. Comment peut-on expliquer à des enfants, à des petits garçons et des petites filles, que le fait d’être garçon ou fille importe peu, que chacun doit pouvoir faire ce qu’il veut dans la vie, etc (ce que j’approuve), mais en leur envoyant aussi en parallèle, des discours disant que les hommes sont tous potentiellement (du fait qu’ils sont dominants), des abuseurs, des esclavagistes, des « prostitueurs », des violeurs ? Il y a là une injonction contradictoire : « nous sommes tous pareils, mais les garçons sont différents ». tant qu’on aura pas dépassé cela, la question du genre restera épineuse et essentiellement idéologique pour moi.

Pour qu’une réflexion sur le genre devienne réellement efficace, il faudra donc que le respect retrouve son droit. Que les insultes cessent, que la parole puisse circuler... Et pour le moment, vous admettrez avec moi que c’est compliqué.

Anonyme a dit…

J'irais beaucoup plus loin que vous. Je suis fataliste, pour moi cette question du genre ne sera jamais pacifiée, et sera toujours plus ou moins récupérée à droite à gauche.

D'ailleurs de tout temps, toutes (ou beaucoup en tout cas) les études et données scientifiques ont été récupérées pour argumenter en faveur de telle ou telle idéologie.
Ainsi on peut utiliser les travaux de Darwin pour montrer en quoi ils contredisent/invalides des textes religieux et s'en servir pour stigmatiser toute forme de spiritualité ou de croyance privée. A l'inverse on peut mettre en avant les limites explicatives de ces recherches pour tenter de faire croire que sous prétexte que ce domaine d'étude n'explique pas tout, il serait nul et non avenue et que l'on devrait enseigner le créationnisme à nos enfants à l'école.
Les exemples de cette nature sont infinis, les recherches de P.Bourdieu peuvent être soit récupérées pour argumenter qu'il y a un complot des élites dont le seul but est de conserver l'échelle sociale comme elle est, soit pour argumenter comme l'on y trouve facilement des contres exemples, et alors que ces travaux sont juste une légitimation de la fainéantise de ceux qui ne se donnent pas les moyens de réussir ...
(à suivre)

Anonyme a dit…

(suite)
D'ailleurs je ne blâme pas les gens qui ont des convictions idéologiques (c'est à dire des convictions morales ou intuitives, mais non purement scientifique) de chercher à argumenter leur points de vue de façon scientifique.
Après bien sur le risque c'est que soit par mauvaise foie consciente soit par une mauvaise compréhension ou un aveuglement quelconque, cette argumentation travestisse le domaine d'étude initial.

Pour moi il ne faut pas abandonner l'utilisation de ce concept de "genre" au risque d'abandonner progressivement beaucoup d'autres domaines d'études sous prétextes que certains les utilisent mal.

Je trouve également qu'il est plus positif de ce centrer sur ceux qui l'utilisent bien et de souvent revenir à des définitions claires en rabâchant quelles sont les limites explicatives de chaque théorie scientifique au risque de sous-estimer la proportion de gens qui sont dans des dérives idéologiques, plutôt que de ce centrer sur ce qui ne va pas au risque d'avoir un effet loupe et de surestimer la proportion de gens qui sont dans ses dérives idéologiques.
Attention je ne suis pas dans le jugement de valeur mais dans une tentative d'analyse de cet "écart" qui existe entre nos deux approches d'un même problème.

Une autre partie de cet "écart" entre nos positions tiens je pense dans la hiérarchisations et l'analyse de l'origine de ces dérives idéologiques.

Aussi j'ai tendance sur ce thème du "genre" à mettre en avant ceux que j'analyse comme les premiers et les plus gros responsables de cette dérive, à savoir certains représentant de la manif pour tous qui ont récupéré ce domaine d'étude scientifique pour lui faire dire que la théorie du genre encourage/justifie/favorise l'homosexualité alors que ces deux choses n'ont rien à voir. A cela je concède volontiers qu'ils ne sont pas les seuls et que dans un autre genre certain(e)s féministes (car je crois qu'ils sont largement minoritaires) peuvent aussi récupérer ces études pour crier au complot conscient des hommes contre les femmes (ce qui est une dérive évidente).
Alors que vous avez la tendance inverse (d'après moi bien sur) d'expliquer que certains féministes abusent du pouvoir explicatif des études sur le genre, tout en nuançant parfois votre propos par le fait qu'il y a évidement des abus dans d'autres camps.

Attention toute fois au fait que l'on voit plus ce que l'on regarde que ce que l'on ne regarde pas.
Par exemple moi je n'ai jamais constaté de discours "disant à des enfants que les hommes sont tous potentiellement (du fait qu’ils sont dominants), des abuseurs, des esclavagistes, des « prostitueurs », des violeurs ?" ... alors que j'ai vu des enfants scander "une banane pour la guenon" ainsi que "un enfant = un papa + une maman" alors qu'ils n'étaient pas en age d'avoir de réflexion poussée sur les tenants et les aboutissants du mariage homosexuel.

Bon cette fois ci je vais vraiment faire un break de votre blog car je ne suis pas sur que le temps que je passe à débattre/réfléchir avec vous soit bon pour ma vie familiale ! :-)

Cordialement

COMBE Benoit

Beau Stéphane a dit…

Je crois que les dérives sont à peu près égales dans les deux camps. Je parle moins des dérives « masculinistes » (je n’aime pas le mot, mais bon, utilisons le pour simplifier) car celles-ci sont suffisamment (et justement souvent) critiquées. Je m’attaque plus clairement aux dérives féministes car elles sont moins mises en avant. Les extrémistes féministes ne sont pas moins minoritaires que ceux qui se baladent dans les Manifs pour tous. Mais leur discours se noient mieux dans le consensus général. Leur condamnation sans appel des hommes est une réalité. Elle est écrite noir sur blanc dans presque tous leurs propos. relisez les commentaires, très symptomatiques, postés sur ce blog. Lisez ce qui s’écrit ici, par exemple http://scenesdelavisquotidien.com/
site qui est très en phase avec les grandes idées du moment (Patric Jean, le manifeste anti masculiniste qui nous explique qu’au fond tous les hommes sont un peu masculinistes, Mascuwatch...) et qui dit très bien dans son sous-titre que l’ennemi ce n’est même plus le masculinisme, mais bien la masculinité. Je vais être un peu désagréable, mais pour le coup j’ai envie de vous dire : « ouvrez les yeux ! »

Quant à votre besoin de souffler, je comprends. Je ne voudrais pas que vous devenniez un homme en souffrance à cause de moi !!!

Au plaisir

Anonyme a dit…

Ca y est la pose est finie je me suis ressourcé !
Je reprends la plume non pas pour reprendre le débat sur ce sujet mais pour partager quelques informations.

concernant le site "féministe" dont vous m'aviez parlé : http://scenesdelavisquotidien.com/

C'est effectivement incroyable pour moi de lire un tel mépris pour les hommes sur un site féministe.
Effectivement pour le coup je ne peux que vous donner raison, le contenu de ce site est vraiment extrémiste et négatif sur les hommes.
Ce n'est pas ce que je lit d'habitude lorsque je croise un lien féministe sur les réseaux sociaux ou dans la presse.

D'ailleurs, j'ai tenté d'échanger avec eux afin de comprendre leur peur/haine/vision des hommes ... ils ont publié mon premier commentaire une semaine après que je le poste, ils y ont répondu, puis ils ont censuré mes autres commentaires en m'envoyant un message privé me disant qu'ils n'avaient pas que ça à faire de discuter ou de laisser commenter leur site par quelqu'un comme moi !

Sinon, je change complétement de sujet et je poste ça ici car je ne sais pas trop où le faire, mais concernant la question de hérédité génétique j'ai récemment actualisé mes connaissances et je suis tombé sur un documentaire (de la célèbre émission de france inter : sur les épaules de Darwin) qui m'a appris plein de choses sur le point actuelle de la science en matière de transmission épigénétique des caractères acquis chez les mammifères.
Rien à voir directement avec nos débat mais vu que j'ai beaucoup appris je met le lien pour les curieux qui voudront creuser le sujet :
http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=968308

Cordialement

Benoit COMBE

Beau Stéphane a dit…

Bonjour Benoit,

Merci pour le lien, j'irais écouter ça dès que possible.

Quand à vos mésaventures sur le site féministe, elle ne m'étonnent pas, hélas. Peut-être comprendrez-vous mieux maintenant les racines de mon agacement vis-à-vis de ces gens là qui se croient humanistes mais qui n'accordent aucune valeur au dialogue. Je ne sais pas si ces zozos sont majoritaires, mais leur influence est très forte. Et néfaste, j'en reste convaincu.

A+