mercredi 10 septembre 2014

VOUS AVEZ DIT CENSURE ?

« Des libraires censurent le livre de Valérie Trierweiler : un pitoyable mépris des lecteurs »

« Les libraires ont-ils le droit de refuser de vendre le livre de Valérie Trierweiler ? »

« Depuis le jeudi 4 septembre et sa publication, les libraires s'en prennent violemment au livre de Valérie Trierweiler, "Merci pour ce moment". Certains jugent qu'il est indigne de leur librairie, d'autres vont même jusqu'à refuser de le vendre. Pour notre chroniqueur Bruno Roger-Petit, cette réaction est digne des pires dictatures. Il nous explique son point de vue. »

« Un libraire peut-il censurer un ouvrage qu'il ne cautionne pas ? Certains n'ont pas manqué de critiquer la politique de sélection des ouvrages à géométrie variable des libraires. »

* * *

Comment ne pas sourire en lisant tous ces titres qui fleurissent dans les médias depuis quelques jours. Comment ! Des libraires ont refusé de commander et de vendre un livre ? Mon Dieu ! Quel mépris, quelle dictature, quelle censure ! 

Mais sur quelle planète vivent-ils les joyeux journalistes qui écrivent ces incroyables sornettes ! Ignorent-ils donc que les libraires refusent tous les jours des dizaines de livres ? Ne savent-ils pas que les gérants des librairies, dans leur quasi globalité, boudent ainsi presque systématiquement la grande majorité des publications de l'édition indépendante ? Sans aucun état d'âme, bien entendu, et sans que personne ne s'en émeuve plus que cela habituellement.

C'est d'autant plus embêtant que tous ces contempteurs d'opérette oublient quand même une vérité essentielle : c'est qu'il subsiste malgré tout une grande différence entre le livre de Valérie Trierweiler et le roman lambda publié par un petit éditeur indépendant. Vous voulez savoir laquelle ? Eh bien le premier ne sera boycotté que par une dizaine de librairies alors que le second ne sera toléré que par une dizaine d'entre elles... C'est une belle différence, non ?

Censure, mépris, dictature disiez-vous ?

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