lundi 8 février 2016

MAGIE DE L'IDEOLOGIE...


Lu dans la presse : « Chez Randstad, la revue des talents débute par un rappel systématique des engagements de la société en matière d’égalité hommes-femmes. Les résultats sont là : 75% des responsables d’agences sont des femmes ».
 
Il n’y a rien qui vous étonne dans cette phrase ?
 
Comment mieux illustrer pourtant ce glissement du discours féministe que je dénonce ici régulièrement, discours qui transforme une fois de plus un principe égalitaire, logique à la base, en aberration idéologique (et pour le coup illogique). Car, jusqu’à preuve du contraire, un équilibre logique entre les hommes et les femmes, même si je n’ai jamais été très fort en maths, devrait plutôt prendre la forme d’un 50%/50%, non ? Une entreprise qui n’embauche que 25% d’hommes sur des postes à responsabilité au nom de l’égalité des sexes, franchement, vous trouvez que ça se tient ? Vous pensez sincèrement qu’on peut parler de progrès « en matière d’égalité hommes-femmes » ? Imaginez l’inverse : une entreprise qui se vanterait, au nom de cette même égalité, de ne compter que 25% de femmes à des postes importants ? Ca coincerait un peu plus, j’en suis certain... 

Pour être pleinement honnête, je dois vous donner l’explication fournie par Randstad pour expliquer ce « léger » dérapage au-delà des 50% : le pourcentage de femmes responsables au sein de leur entreprise correspond en réalité à celui de leur personnel féminin total. Autrement dit : 75% de femmes dans l’entreprise ; 75% de femmes occupant des postes de responsables. Ah ! C’est logique alors ! Si l’on veut. Mais dans ce cas, il faut accepter cette logique jusqu’au bout. Si une entreprise est composée de 90% d’hommes, on estime donc normal que neuf cadres sur dix soient des hommes ? De la même manière, si on part du principe que le corps politique se divise, en gros, entre 25% de femmes et 75% d’hommes, il serait donc logique que dans le gouvernement on compte huit hommes pour deux femmes ? Car une représentation supérieure des femmes serait en contradiction avec le principe d'égalité : respect des proportions oblige !
 
Non m'objectera-t-on. Car j'oublie ici le fameux principe de parité, plébiscité si souvent par ailleurs ? La parité, mais oui mon bon monsieur, rappelez-vous : c’est quand les femmes sont sous-représentées ! Ah, d’accord : L’équation est donc si simple que cela : en dessous de 50% de représentation féminine on parle de défaillance de la parité et au dessus, de victoire de l’égalité ! Magie de l'idéologie.

Mouais... Quand la logique et l’absurdité commencent à s’entremêler de la sorte, on ne sait plus trop si l’on doit sourire ou pleurer. Mais il faut garder les yeux ouverts en tout cas et s’efforcer de continuer de porter sur ces questions-là un regard critique et raisonné.

1 commentaire:

Bertrand a dit…

Logique, tout ça... Par exemple dans un couple : 1 femme, 1 homme.
Un couple ringard, je veux dire, hétéro, si tu préfères...
Donc, 1 femme 1 homme.. 50/50. Défaillance ! Discrimination.
A quand une loi redéfinissant le couple à 1 homme pour deux, voire trois femmes ?:))))
Je constate d'ailleurs que la culture musulman est, sur ce point beaucoup plus éclairée que la nôtre....
Mais à quoi pense donc NVB, bon sang !?