jeudi 3 septembre 2015

LE MERITE ET L'HONNEUR...

« Lorsque l’homme parvient aux honneurs, c’est déjà qu’il ne les mérite plus. »
 
Roger Martin du Gard, Les Thibault – La mort du père.

mercredi 2 septembre 2015

LE PRINCIPE DEMOCRATIE, S. LAUGIER & A. OGIEN...

Le Principe démocratie, enquête sur les nouvelles formes du politique, Albert Ogien et Sandra Laugier, La Découverte, 2014 

Dans cet essai, S. Laugier et A. Ogien s’intéressent aux mouvements sociaux qui fleurissent depuis quelques années dans divers pays d'Europe (Espagne, Grèce...) et reproduisent les modèles d'expressions contestataires rodés lors du « printemps arabe » : rassemblements durables sur des lieux symboliques (places publiques, chantier d'aéroport, de barrage). Selon eux, nous assistons à la naissance d'une nouvelle forme d'expression de la démocratie. 

Face à un modèle représentatif longtemps tenu comme étant l'idéal-type de la démocratie s'élèverait dorénavant un sentiment démocratique basé sur la non-violence, le refus de l'autorité, sur l'égalité, et qui permettrait à chacun de faire entendre sa voix directement. Ce nouveau modèle de vie citoyenne, soucieux de la dignité de chacun, serait tout simplement en train de redéfinir les frontières de ce que les auteurs appellent le principe démocratie. 

L'idée est plaisante mais elle pèche un peu par sa naïveté. Certes, l'actualité de ces dernières années nous donne à voir une multiplication de ces mouvements qui, s'opposant aux gouvernements en place, tendent à rappeler que la parole du peuple reste la seule parole qui compte. Mais Ogien et Laugier peinent quand même à nous démontrer qu'il s'agit là de quelque chose de neuf. Bien sûr, certains faits relèvent de l'air du temps (comme l'utilisation massive des réseaux sociaux) mais les discours sur les questions de hierarchie, de représentation, d'entraide, etc. (que les anarchistes développent au moins depuis la fin des années 1880) ou l'usage des « sittings » par exemple, n'ont plus rien de très... révolutionnaire (dans le sens novateur du terme en tout cas) ! 

Emportés par leur désir de glorifier ce nouvel avatar démocratique dont ils sont persuadés d'être les privilégiés témoins, les auteurs passent à mon sens à côté de l'essentiel des questions posées par ces mouvements de contestation. En effet, quelles sont les limites qu'ils reconnaissent à cette contestation « démocratique » dans un régime qui, comme la France, est déjà – a priori – une démocratie ? Leur souci de discréditer par exemple « La Manif pour tous » comme relevant plutôt d'un sursaut anti-démocratique m'interroge. Y aurait-il des paroles populaires plus dignes que d'autres d'être portées ? La démocratie est-elle un modèle ou un principe ? Là encore, les auteurs restent flous. Leur sympathie pour la démocratie participative et pour tout ce qui redonne la parole directe aux individus est louable, mais qu'est-ce qui la sépare fondamentalement des aspirations populistes des partis extrémistes qui, eux aussi réclament que l'on s'adresse directement au peuple, notamment par le biais de referendums et qui ne se privent pas de dénoncer l'imposture du système représentatif ?

Autrement dit, qu'est-ce qui fait que le participant à la « Manif pour tous », s'inquiétant de la manière dont la loi vient modifier des modèles familiaux qu'il croyait immuables, serait moins démocrate que le manifestant qui s'oppose au barrage de Sivens (projet qui a pourtant été élaboré en respectant toutes les procédures représentatives et législatives, bref... démocratiques)  ? Qui sont, ici les « vrais » démocrates ? Et pourquoi ? Le livre ne répond pas à cela.

L'intention du livre de Laugier et Ogien était pourtant bonne, tout comme leur volonté de rappeler qu'une approche individualiste de la question politique, loin de constituer une conséquence négative du libéralisme peut aussi servir d'assise à l'expression d'un « moi » démocratique, qui n'a rien à voir avec le « je » égoïste du capitalisme. 

Le principe démocratie reste ainsi un livre intéressant, plus par les questions qu'il pose que par les réponses qu'il donne (ou ne donne pas, justement). Mais après tout, le droit au questionnement n'est-il pas au final un des meilleurs garants de la bonne santé de la démocratie ? 

Stéphane Beau
Compte rendu écrit pour la revue Le Sociographe

lundi 31 août 2015

LA FIN DE LA PENSEE...

« L’intelligence humaine est si essentiellement nourrie de futur que, à l’instant où toute possibilité d’avenir se trouve abolie, lorsque chaque élan de l’esprit vient indistinctement buter contre la mort, il n’y a plus de pensée possible. »
Roger Matin du Gard, Les Thibault – La Sorellina.

CHRONIQUES MEDICO-SOCIALES...


Chroniques médico-sociales, Accompagner au quotidien dans une institution en mutation.
Sous la direction de Michel Brioul, Presses de l'EHESP, 2014

Je me méfie toujours des livres qui glissent le mot « chroniques » dans leur titre. Bien souvent, l'usage d'un tel terme sert surtout à masquer le fait qu'on a tenté de rassembler, sous une même couverture, des textes qui n'ont au fond pas grand chose à voir ensemble. Et c'est hélas le cas de ces Chroniques médico-sociales qui, sous prétexte de nous parler du quotidien des patients et des soignants au sein des structures médico-sociales, se contentent globalement de compiler des discours parfois bavards qui ne pourront guère intéresser que des étudiants en début de formation. 
On nous rappelle ainsi, au fil des pages, que, dans le travail social, la « rencontre », c'est important (« Prendre le risque de la rencontre », Guillaume Scalabre), que la prise en compte des corps ne doit pas être oubliée (« Corps, ritualisation de la vie quotidienne. L'autre en question », Xavier Gallut), que le respect de l'alimentation et de la sexualité ne peuvent pas faire de mal dans le processus de soin (« Le cru, le cuit, l'induit » et « Angoisses, plaisirs et sexualité », Michel Brioul), qu'il vaut mieux travailler en équipe que seul, que l'humanité n'est pas un vain principe, qu'il faut tout faire pour que les soins ne soient pas purement mécaniques, mais qu'ils répondent bien aux besoins des personnes en les respectant en tant que sujets... Certes, autant de vérités qui semblent frappées au coin du bon sens. Difficile de soutenir le contraire ! 

Tout cela dans une société qui évolue et qui peine parfois à trouver les articulations idéales entre le soin, l'éducatif et le pédagogique. Dans un monde en crise, qui parvient de moins en moins à offrir aux humains les moyens de répondre matériellement à tous leurs besoins. Dans un espace public où la logique institutionnelle tend à se rigidifier et à s'articuler autour de normes, de réglementations et de chartes diverses qui, sous prétexte de se soucier des usagers, rendent souvent leur quotidien de plus en plus insupportable. 

Le problème, c'est que pour faire face à toutes ces contraintes, ces « chroniques » ne nous apportent guère de réponses, guère de clés. Elles enfoncent bien, avec beaucoip d'effets de manches, quelques portes ouvertes, mais ne nous offrent pas véritablement de pistes pour dépasser les constats qu'elles dressent. Les seuls chapitres qui apportent un peu d'originalité et d'intérêt à ce livre sont ceux qui présentent des exemples concrets d'interventions auprès des patients (« Madame Wallis et les pictogrammes », Céline Vergne, « La peau de Madame Laure », Nathalie Mayet et « Eddy et les grattouilles », Eléa Dupas). Là seulement on se dit qu'il y a peut-être quelques pistes à explorer. Voilà, pour le coup, de vraies « chroniques ». Mais ces trois chapitres ne représentent que 18 maigres pages sur les 286 du volume. C'est peu. Trop peu. 

Stéphane Beau
Compte rendu écrit pour la revue Le Sociographe

vendredi 28 août 2015

SOLIPSISME, TOUJOURS...

« Avez-vous remarqué, lorsqu’on parle de gens qu’on connaît à d’autres qui les connaissent aussi, combien de choses significatives, révélatrices, leur ont échappé ? C’est pour ça que les gens se comprennent si mal entre eux. »
 
Roger Martin du Gard, Les Thibault – La belle saison.

mercredi 26 août 2015

LE CREPUSCULE DU SOCIAL, DIDIER VRANCKEN...

Le Crépuscule du social, Didier Vrancken, Presses Universitaires de Liège, 2014

Le crépuscule du social nous dresse un rapide, mais très pénétrant tableau de l’évolution de la question sociale de l’après-guerre jusqu’à aujourd’hui. Paru initialement en 2002 l’ouvrage est réédité en 2014, augmenté d’une préface et d’une postface qui l’inscrivent en quelque sorte dans la durée et rendent ses conclusions encore plus percutantes.
La thèse de Vrancken est assez simple : la belle mécanique de l’État social, construite après le second conflit mondial, s’est grippée. Organisée sur un modèle essentiellement assurantiel et corporatiste, elle n’a pas su s’adapter à l’évolution de la société. Elle s’est en effet heurtée à de multiples crises économiques qui ont mis à mal son principe de redistribution, mais aussi à des mutations sociétales qui ont rapidement donné plus de valeur aux logiques individuelles qu’aux besoins collectifs.
L’évolution s’est faite de manière insidieuse. Dans un premier temps il a s’agit de répondre aux urgences : explosion du chômage, processus d’exclusion, mouvements migratoires, émergence de publics n’entrant plus dans les catégories habituelles. La « machine à indemniser » (p.22) a peu à peu remplacé le système assurantiel, le statut d’ayant droit a cédé la place à celui de « victime » (p.25) et la notion de « droits » a été supplantée par celle de « devoirs » (p.31).
Car dans le nouveau modèle social qui s’est développé ces dernières décennies, on voit bien que le citoyen d’aujourd’hui est de moins en moins tenu pour être un rouage, anonyme mais nécessaire, d’un système (capitaliste) plus vaste qui le dépasse (et auquel il peut légitimement demander des comptes), et de plus en plus considéré comme un individu autonome qui porte forcément une part de responsabilité, sinon des difficultés qu’il subit, du moins de son incapacité à s’en extraire. Un individu souverain donc, mais dont la couronne pèse plus lourd qu’un boulet au pied.
C’est ainsi, par exemple, que le chômeur a cessé d’être quelqu’un à qui la société ne propose pas de travail pour devenir un inadapté ayant un « défaut d’employabilité » (p.42). Ce qui sous-entend que c’est à lui qu’incombe l’effort de se former, de se remotiver pour redevenir employable. L’allocation chômage qu’il pourra percevoir dépendra de ce fait moins de ses « droits » que de la manière dont il aura su démontrer qu’il les méritait. Idem pour les bénéficiaires de minima sociaux tels que le RSA qui ne sont plus seulement les bénéficiaires d’une « assurance » telle que la couverture sociale ou la retraite, mais qui doivent de plus en plus prouver qu’ils méritent bien la générosité dont la société fait preuve à leur égard.
Cette façon de ne plus considérer les individus que par leurs manques n’est pas sans effets pervers sur ceux qui subissent directement cette mutation. Elle ne l’est pas non plus sur les travailleurs sociaux qui doivent intervenir auprès de ces personnes qui, rejetées en dehors des principes assurantiels classiques ont été renvoyées vers des dispositifs d’assistance qu’elles n’ont pas voulus, mais dont on leur reproche aujourd’hui de plus en plus d’abuser. Mais, comment lutter contre l’exclusion en utilisant des dispositifs qui eux-mêmes les génèrent, par définition, puisqu’ils placent leurs potentiels bénéficiaires hors du cadre commun ? Sans parler de cette psychologisation du traitement de la question sociale qui, partant du constat qu’il est très difficile d’agir sur la réalité macro-économique, pose comme postulat que c’est dorénavant sur l’intime que l’on doit  faire levier, sur la confiance en soi des individus, sur leur capacité à se mettre en mouvement, à nouer des liens, à modifier leurs pratiques… Mais à quel prix ?
Vrancken était assez optimiste en 2002, car il croyait à une baisse rapide du chômage. En 2014 il déchante et ne peut qu’admettre que l’État social est de plus en plus un État barbare qui crée peut-être plus de problèmes qu’il n’en résout…

Stéphane Beau
Compte rendu écrit pour la revue Le Sociographe

mardi 25 août 2015

LE POURQUOI DU COMMENT...

« Les comment m’intéressent assez pour que je renonce sans regret à la vaine recherche des pourquoi. »
 
Roger Martin du Gard, Les Thibault – Le pénitencier.

DIDIER DAENINCKX, RETOUR A BEZIERS...

Didier Daeninckx, Retour à Beziers, Verdier 2014 

J’imagine que lorsque les historiens du futur voudront se pencher sur ce que fut la France de la fin du 20ème siècle et du début du 21ème, ils se tourneront assez logiquement vers les grands noms de la sociologie contemporaine. Ils décortiqueront les écrits des Bourdieu, Castel, Rosanvallon, Gauchet et autres grands penseurs de la modernité, voire de la « post-modernité ». Mais songeront-ils également à se pencher sur l’œuvre de Didier Daeninckx ? Je n’en sais rien, mais ce qui est certain, c’est qu’ils gagneront à le faire. Car ce que tous ces intellectuels s’efforcent de démontrer à grands renforts de concepts, lui il se contente de le montrer par la seule puissance de la fiction.

C’est ce qu’il nous propose une fois de plus dans ce Retour à Béziers, court récit de 59 pages, où il nous invite à suivre les pas de Houria, une jeune retraitée qui quitte Paris, ville devenue trop onéreuse, pour retourner s’installer dans sa ville natale. Mais les années ont passé et le Béziers qu’elle retrouve diffère fortement de celui qui était resté gravé dans ses souvenirs. Le centre ville est à l’abandon, envahi par les dealers. Les magasins de proximité, aux vitrines murées, ont dû fermer, vaincus par l’intraitable concurrence des grands espaces commerciaux. Les fêtes populaires ont été remplacées par des animations bruyantes et mercantiles. Sans parler des discours racistes qui ont pris une telle ampleur que Robert Menard, le candidat soutenu par le Front National, est fortement pressenti pour devenir le futur maire. 

Dans ce texte, Didier Daeninckx, met à profit cet événement anodin qu’est le retour d’Houria à Béziers pour balayer l’essentiel des problématiques sociales qui nous préoccupent au quotidien et sur lesquelles il revient régulièrement dans ses nombreux livres : le racisme bien sûr, mais aussi la pauvreté, la drogue, l’alcoolisme, la délinquance, les Roms, les sans papiers, la solitude, l’injustice... On retrouve aussi tout ce qui fait le charme habituel de ses écrits : son style limpide, son regard nostalgique, son amour des humbles... 

On peut juste reprocher à ce récit d’être bien trop court pour prétendre s’élever véritablement au delà de l’anecdotique. Les thèmes sont effleurés et les exemples mis en lumière ne nous apprennent hélas pas grand chose que nous ne sachions déjà. Mais au moins la réalité brutale des faits est dite, répétée, rappelée, et en ces temps complexes où la solidarité, le respect de l’autre, l’esprit d’ouverture, sont des valeurs bien malmenées, de telles réitérations ne sont jamais complètement inutiles. 

Stéphane Beau
Compte rendu écrit pour la revue Le Sociographe

lundi 24 août 2015

LES ANORMAUX, GÖTZ ALY...

Les Anormaux, Götz Aly, Flammarion, 2014

Avec Les Anormaux, l’historien allemand Götz Aly dresse un tableau sans concession d’une réalité dont nous avions, pour la plupart, vaguement conscience mais pour laquelle nous manquions jusqu’à lors d’informations précises : l’usage, de 1939 à 1945, de l’euthanasie et du meurtre massif pour se débarrasser des handicapés, des déficients mentaux, des personnes âgées et d’une manière globale, de tous les « inutiles » dont la charge risquait de freiner l’effort de guerre. 
De 1939 à 1941 ce projet a même porté un nom : « Aktion T4 » et a été validé, plus ou moins ouvertement par les plus hautes instances du parti National-socialiste. C’est ainsi qu’avant même que l’extermination massive des juifs ne se mette effectivement en actes, les responsables de l’ordre en place ont pu expérimenter, auprès des plus faibles, les techniques qu’ils développeront ensuite à une plus grande échelle : usage des fours crématoires, du gazage, notamment avec des camions spécialement équipés pour cela, de l’expérimentation médicale... 

Ce que Götz Aly démontre très clairement, c’est que ces meurtres qui ont été commis dans les asiles et les hôpitaux allemands, durant cette période, ne peuvent pas être simplement considérés comme des crimes liés à des racines idéologiques spécifiques. La vérité est beaucoup plus complexe que cela. La question de la pureté raciale, par exemple, est très peu mise en avant par les médecins ou les administratifs qui ont activé les exécutions. Leurs motivations étaient souvent beaucoup plus pragmatiques : libérer des lits, faire des économies, permettre aux scientifiques de réaliser des expériences. D’ailleurs, les médecins et autres soignants impliqués, qui ont souvent mis en avant leur souci « humaniste » de lutter contre les maladies génétiques et héréditaires, n’étaient même pas forcément membres du NSDAP. Et pour la plupart, ils ont poursuivi de belles carrières après 1945. 

Les meurtres commis, de 1939 à 1941 dans le cadre de l’Aktion T4, puis ensuite jusqu’en 1945 sans directives particulières, s’inscrivent dans un système de responsabilités beaucoup plus vaste et complexe. Durant cette seconde phase, les meurtres – qui toucheront aussi les enfants, les personnes âgées et les « asociaux » – se feront plutôt par injections létales voire, encore plus sauvagement, en laissant les victimes mourir de faim ou de maladie. Tout cela dans une indifférence quasi générale. Car ce qu’Aly a constaté, c’est que les familles, dans leur écrasante majorité, n’ont que très rarement essayé de s’opposer à la mise à mort de leurs proches. Pour beaucoup même, la disparition de ces derniers était presque un soulagement. Il ne faut donc pas penser que les parents des victimes se taisaient uniquement par peur des représailles : lorsqu’ils ont protesté, non seulement ils n’ont pas été inquiétés, mais ont pu, presque à chaque fois, sauver leur proche de la mort prévue.  
 
Il ne faut toutefois pas aller trop vite dans nos jugements. L’auteur nous rappelle que, pour bien comprendre ce qui s’est joué, il faut se resituer dans de contexte de l’époque. Il faut prendre en considération le système idéologique mis en place, la propagande, les violences de la guerre... Néanmoins, on voit bien comment, en partant d’un questionnement presque pragmatique sur les moyens qu’a – ou n’a pas – un pays d’entretenir des « improductifs », on peut en arriver à des solutions extrêmes et inacceptables.
 
D’accord, les mêmes causes ne produisent pas toujours les mêmes effets, heureusement. Mais quand on entend aujourd’hui, certains hommes politiques s’offusquer du fait que les bénéficiaires du RSA, par exemple, coûtent cher et ne produisent pas assez, où d’autres se demander si les bénéficiaires d’aides sociales ne sont pas des fraudeurs en puissance, en ces temps de crise où les budgets se resserrent et où tous les services s’interrogent pour savoir quels publics ils vont dorénavant moins soutenir, il convient de rester vigilant : la logique comptable ne brille jamais par son excès d'humanité...
 

Stéphane Beau
Compte rendu écrit pour la revue Le Sociographe

jeudi 20 août 2015

L'ORDINAIRE DE LA GUERRE DANS LE SOCIOGRAPHE...

Je signe un compte rendu de "L'Ordinaire de la Guerre" (revue Agone) dans le numéro 49 de la revue Le Sociographe.

Ce numéro, notons le au passage, intitulé "Petites fabriques du genre", est consacré au genre et à ses implications dans les champs du social.

Tous les détails ICI.