mardi 7 juin 2016

ARBRES COMPLEMENTAIRES A TRENTEMOULT...

Bénédicte Guillou et Yves Privé défendront les couleurs de nos Arbres Complémentaires à l'occasion de la 6ème édition du parcours des créateurs (Rezé Trentemoult, 44)
 
Vous pourrez les trouver au 11 rue Boju (numéro 60 sur le plan du parcours), les 10, 11 et 12 juin.
 
Tous les détails de cette manifestation ICI.

lundi 6 juin 2016

ALLONS Z'ENFANTS...

Après Les Enfants Jéromine de Wiechert, je découvre qu'un autre de mes auteurs préférés (et lui aussi trop injustement oublié) vient de connaître les joies de la réédition.
 
Les éditions Le Dilettante viennent en effet de redonner vie à Allons z'enfants d'Yves Gibeau.
 
Livre magnifique. Peut-être pas celui que je préfère de Gibeau (j'ai une faiblesse pour ...Et la fête continue), mais livre incontournable néanmoins. Ne serait-ce que pour se donner envie de lire (ou relire) aussi les autres ouvrages de ce touchant auteur, solitaire et humaniste, hanté par la grande guerre et la bêtise humaine.

DECOURAGEMENT...

Avec l'équipe du salon Curiosus, nous avons travaillé des heures et des heures pour essayer de donner vie , fin mai, à un beau salon du livre nantais réunissant des éditeurs passionnés, proposant des spectacles (sur Ferré...), des conférences (sur Blanqui...).
 
Tout ça pour attirer un public qu'on peut en toute honnêteté qualifier de "modeste".
 
Et pendant ce temps-là, une jeune "youtubeuse" (nouveau mot que j'ai appris il y a peu) rassemblait avec son livre, Andy raconte Princesse 2.0, en un seul après-midi de dédicace, au centre Leclerc voisin, sans difficulté, le double ou le triple de nos visiteurs.
 
On peut en penser ce qu'on veut, mais les faits sont là : ceux qui rament à contre-courant vogueront toujours moins vite que ceux qui se laissent porter par les flots...
 
Et certains jours, on se demande pourquoi on rame...

jeudi 2 juin 2016

LES ENFANTS JEROMINE REEDITES...

Allez, si vous ne devez acheter qu’un seul livre cette année, n’hésitez pas, c’est celui-ci : Les enfants Jéromine d’Ernst Wiechert.
 
Ce pavé de plus de 1000 pages, publié la première fois en 1948, n’était plus édité depuis des années et les rares exemplaires qui circulaient encore sur le marché de l’occasion pouvaient atteindre des prix assez prohibitifs.
 
Impossible de décrire en quelques mots le foisonnement de ce livre qui nous dépeint le destin de la fratrie Jéromine (sept enfants), de leurs parents et des autres habitants de Sowirog, petit village allemand perdu au cœur des bois et des marais et où le temps semble s’être arrêté. On retrouve dans ce roman tout ce qui fait la grandeur des livres de Wiechert, ce mélange de rigueur protestante et de sagesse primitive, cette communion avec la nature, cette capacité à juger les hommes sans les condamner, à cerner tous les dysfonctionnements du monde. Le genre de livre que l’on doit pouvoir lire cinq fois, dix fois, cent fois sans jamais se lasser.
 
Bravo au livre de poche pour cette belle initiative.

jeudi 26 mai 2016

DOUZE POUR UN, NOUVELLE EDITION...

Le premier recueil de l'association des Romanciers Nantais, Douze pour un, paru initialement sous les couleurs des éditions du Grognard vient d'être réédité par les éditions Durand-Peyroles.
Tous les détails ICI, sur le site des éditions Durand Peyroles

Et pour un sommaire plus détaillé, c'est par LA (huitième livre en partant du haut)...

mardi 10 mai 2016

EN GUISE D'OUVERTURE A NOS ARBRES COMPLEMENTAIRES...

J'avais prévu une préface pour présenter ma collaboration avec Yves Privé et son aboutissement avec la publication de nos Arbres complémentaires. Pour des raisons techniques, cette préface n'a pas été retenue. Je la propose ici car elle éclairait je crois le sens de notre travail.


Préface... a face 

Lorsque je me relis, j’ai souvent l’impression qu’il manque quelque chose à mes textes, qu’ils ne reflètent qu’imparfaitement ce que j’ai ressenti, ce que j’ai voulu dire, exprimer, partager. Trop de noir, pas assez de vie, pas assez d’espoir, trop d’ennui. Mes écrits parlent de moi, sans aucun doute, mais ils ne sont pas moi : ils ne me reflètent pas. Ils dévoilent mes parts sombres, mes zones d’ombres, mais ils ne disent rien des lumières qui luisent aussi en moi. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Pas assez de talent peut-être, pas l’âme d’un coloriste. Plus celle d’un doloriste. 

Ce que j’aime dans les photographies d’Yves, c’est qu’elles me réconcilient avec ma part manquante, pour le dire avec les mots de Christian Bobin. Elles éclairent mes écrits. Elles remettent de la vie là où rode la mort, du vert, du jaune, du bleu là où le gris domine, de la joie là où s’accumulent les larmes, du soleil là ou règne la nuit. Un équilibre se crée. Mes mots rajoutent une part d’inquiétudes, d’incertitude, de fragilité aux images captées par Yves ; ses photographies arrondissent mes maux, adoucissent mes phrases, les rendent plus humaines, plus légères, moins brutales. Nos sensibilités diffèrent mais elles sont, je crois, comme on le dit souvent des couleurs, complémentaires. 

Stéphane Beau

vendredi 6 mai 2016

CURIOSUS EST DANS LA PLACE...

La belle affiche de Curiosus, signée Jean-Claude Chiariello,
dans les rues de Nantes...

mardi 3 mai 2016

CURIOSUS, L'AUTRE SALON DES LIVRES...

Les 20, 21 et 22 mai 2016, à Nantes, nous aurons le plaisir d'inaugurer un nouveau salon des livres : CURIOSUS.
 
Organisé par les éditions du Petit Pavé et du Petit Véhicule, ce salon a pour ambition de redonner prioritairement la parole aux éditeurs.
 
Mais les auteurs seront présents, eux aussi, nombreux, derrière les stands de leurs éditeurs.
 
Des animations seront organisées (expositions, conférences), notamment autour de Rufus et de Richard Martin.
 
Tous les détails (programme, éditeurs présents, explications...) : ICI

samedi 16 avril 2016

BIENTÔT DISPONIBLE : ARBRES COMPLÉMENTAIRES...

Arbres complémentaires, côté Stéphane Beau
Né d’une collaboration entre Yves Privé (peintre, sculpteur et photographe) et deux auteurs (Bénédicte Guillou et moi-même), Arbres Complémentaires est un livre qui se lit dans les deux sens. D’un côté on trouve mes poèmes-aphorismes, de l’autre les poèmes de Bénédicte Guillou. Les œuvres d’Yves Privé, qui illustrent l’ensemble, viennent lier le tout.

Livre à deux couvertures, donc, mais à un seul titre. Drôle d’objet, à l’image sans doute de ses drôles de concepteurs… A découvrir bientôt aux Editions du Petit véhicule

Avant-Lire, de Luc Vidal :

Juste de quoi ganter les mains de l’artiste Yves Privé car le ciel a battu ces portes. L’artiste est peintre et photographe pour ce recueil car c’est souvent la matière qui l’emporte et œuvre notamment dans le bois tranché ou taillé. Ces arbres complémentaires jouent à la marelle du cœur, à dessiner les routes qui mènent à soi-même, qui permettent à ces œuvres comme jamais de s’étonner d’être sous l’œil des mots, d’avoir été le ciment de ce recueil. L’écrivain raconte la douleur (« complémentaire ») d’être au monde, le déracinement qui fait trembler son âme difficile, et la vive présence d’un « point d’ancrage » qui se refuse à son désir. Les mots lui sont des larmes ou des alarmes qui annoncent un incendie improbable ou l’orage des défaites. Peut-être les pluies bienfaisantes. Les photographies de l’artiste lui sont miroir dans un jour qui se noie dans la nuit. L’écrivain Stéphane Beau a la maîtrise des aphorismes. Il sait avec le couteau de l’esprit dessiner ses colères, son amertume légendaire de Pierrot lunaire, mais aussi donner la vie au langage toujours avec cette pointe d’humour. La poésie même du langage est à fleur de peau de ses mots. Ces textes ont toujours l’élégance d’un vrai ressenti. Serait-il enfin aux portes d’un poème qui frappe à la porte de son cœur jusqu’à devenir poète d’une joie insoupçonnée ? Les photographies d’Yves Privé arborisent les phrases claires de Stéphane. C’est une douce alliance qui a permis cette rencontre. Plus de questions à résoudre. Sinon s’accrocher aux branches du vent et faire en sorte qu’il gonfle, qu’il gonfle… les voiles du rêve et de la vie.
Arbres complémentaires, côté Bénédicte Guillou

Les peintures franches d’Yves ouvrent une histoire d’amour de deuil aux oiseaux de passage de notre cœur. La poète fauche les blés de son ancien amour avec délicatesse. Comme une réponse lointaine au poème de René Guy Cadou : « Rien ne subsistera du voyageur, le vent de la déroute aura tout emporté ». Les poèmes de Bénédicte Guillou ont le privilège de dire la fin d’aimer en douceur. Le songe se fige devant tant d’impertinence. L’amant s’évanouit à la fin des crépuscules. Le poème clame le secours comme un silence qui aurait retrouvé la parole. La marée de la nuit est pourtant dans les bras du chant d’amour. Les corps se sont tus mais les mots ont levé l’ancre des futures joies. « Et ma jupe / Tulipe à l’envers » chantera malgré tout, les possibles des retours. La poète a laissé courir son chant sur la peinture de l’artiste. La peau et l’écorce de l’art du peintre-photographe se fortifient ainsi car son œil sculpte le mouvement des choses et l’apprivoise.

Livre aux deux portes subtiles. Entrez lecteur, car quand vous entrez vous sortez et quand vous sortez vous entrez.

mardi 5 avril 2016

SALON DU LIVRE DE PORNIC...

Le 23 avril, je serai, de 10 heures à 18h, au Salon du livre de Pornic (organisé par l'association Les complices des livres).
 
Tous les détails techniques (plan, adresse, horaires, âge du capitaine...) sont ICI.