jeudi 26 mai 2016

DOUZE POUR UN, NOUVELLE EDITION...

Le premier recueil de l'association des Romanciers Nantais, Douze pour un, paru initialement sous les couleurs des éditions du Grognard vient d'être réédité par les éditions Durand-Peyroles.
Tous les détails ICI, sur le site des éditions Durand Peyroles

Et pour un sommaire plus détaillé, c'est par LA (huitième livre en partant du haut)...

mardi 10 mai 2016

EN GUISE D'OUVERTURE A NOS ARBRES COMPLEMENTAIRES...

J'avais prévu une préface pour présenter ma collaboration avec Yves Privé et son aboutissement avec la publication de nos Arbres complémentaires. Pour des raisons techniques, cette préface n'a pas été retenue. Je la propose ici car elle éclairait je crois le sens de notre travail.


Préface... a face 

Lorsque je me relis, j’ai souvent l’impression qu’il manque quelque chose à mes textes, qu’ils ne reflètent qu’imparfaitement ce que j’ai ressenti, ce que j’ai voulu dire, exprimer, partager. Trop de noir, pas assez de vie, pas assez d’espoir, trop d’ennui. Mes écrits parlent de moi, sans aucun doute, mais ils ne sont pas moi : ils ne me reflètent pas. Ils dévoilent mes parts sombres, mes zones d’ombres, mais ils ne disent rien des lumières qui luisent aussi en moi. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Pas assez de talent peut-être, pas l’âme d’un coloriste. Plus celle d’un doloriste. 

Ce que j’aime dans les photographies d’Yves, c’est qu’elles me réconcilient avec ma part manquante, pour le dire avec les mots de Christian Bobin. Elles éclairent mes écrits. Elles remettent de la vie là où rode la mort, du vert, du jaune, du bleu là où le gris domine, de la joie là où s’accumulent les larmes, du soleil là ou règne la nuit. Un équilibre se crée. Mes mots rajoutent une part d’inquiétudes, d’incertitude, de fragilité aux images captées par Yves ; ses photographies arrondissent mes maux, adoucissent mes phrases, les rendent plus humaines, plus légères, moins brutales. Nos sensibilités diffèrent mais elles sont, je crois, comme on le dit souvent des couleurs, complémentaires. 

Stéphane Beau

vendredi 6 mai 2016

CURIOSUS EST DANS LA PLACE...

La belle affiche de Curiosus, signée Jean-Claude Chiariello,
dans les rues de Nantes...

mardi 3 mai 2016

CURIOSUS, L'AUTRE SALON DES LIVRES...

Les 20, 21 et 22 mai 2016, à Nantes, nous aurons le plaisir d'inaugurer un nouveau salon des livres : CURIOSUS.
 
Organisé par les éditions du Petit Pavé et du Petit Véhicule, ce salon a pour ambition de redonner prioritairement la parole aux éditeurs.
 
Mais les auteurs seront présents, eux aussi, nombreux, derrière les stands de leurs éditeurs.
 
Des animations seront organisées (expositions, conférences), notamment autour de Rufus et de Richard Martin.
 
Tous les détails (programme, éditeurs présents, explications...) : ICI

samedi 16 avril 2016

BIENTÔT DISPONIBLE : ARBRES COMPLÉMENTAIRES...

Arbres complémentaires, côté Stéphane Beau
Né d’une collaboration entre Yves Privé (peintre, sculpteur et photographe) et deux auteurs (Bénédicte Guillou et moi-même), Arbres Complémentaires est un livre qui se lit dans les deux sens. D’un côté on trouve mes poèmes-aphorismes, de l’autre les poèmes de Bénédicte Guillou. Les œuvres d’Yves Privé, qui illustrent l’ensemble, viennent lier le tout.

Livre à deux couvertures, donc, mais à un seul titre. Drôle d’objet, à l’image sans doute de ses drôles de concepteurs… A découvrir bientôt aux Editions du Petit véhicule

Avant-Lire, de Luc Vidal :

Juste de quoi ganter les mains de l’artiste Yves Privé car le ciel a battu ces portes. L’artiste est peintre et photographe pour ce recueil car c’est souvent la matière qui l’emporte et œuvre notamment dans le bois tranché ou taillé. Ces arbres complémentaires jouent à la marelle du cœur, à dessiner les routes qui mènent à soi-même, qui permettent à ces œuvres comme jamais de s’étonner d’être sous l’œil des mots, d’avoir été le ciment de ce recueil. L’écrivain raconte la douleur (« complémentaire ») d’être au monde, le déracinement qui fait trembler son âme difficile, et la vive présence d’un « point d’ancrage » qui se refuse à son désir. Les mots lui sont des larmes ou des alarmes qui annoncent un incendie improbable ou l’orage des défaites. Peut-être les pluies bienfaisantes. Les photographies de l’artiste lui sont miroir dans un jour qui se noie dans la nuit. L’écrivain Stéphane Beau a la maîtrise des aphorismes. Il sait avec le couteau de l’esprit dessiner ses colères, son amertume légendaire de Pierrot lunaire, mais aussi donner la vie au langage toujours avec cette pointe d’humour. La poésie même du langage est à fleur de peau de ses mots. Ces textes ont toujours l’élégance d’un vrai ressenti. Serait-il enfin aux portes d’un poème qui frappe à la porte de son cœur jusqu’à devenir poète d’une joie insoupçonnée ? Les photographies d’Yves Privé arborisent les phrases claires de Stéphane. C’est une douce alliance qui a permis cette rencontre. Plus de questions à résoudre. Sinon s’accrocher aux branches du vent et faire en sorte qu’il gonfle, qu’il gonfle… les voiles du rêve et de la vie.
Arbres complémentaires, côté Bénédicte Guillou

Les peintures franches d’Yves ouvrent une histoire d’amour de deuil aux oiseaux de passage de notre cœur. La poète fauche les blés de son ancien amour avec délicatesse. Comme une réponse lointaine au poème de René Guy Cadou : « Rien ne subsistera du voyageur, le vent de la déroute aura tout emporté ». Les poèmes de Bénédicte Guillou ont le privilège de dire la fin d’aimer en douceur. Le songe se fige devant tant d’impertinence. L’amant s’évanouit à la fin des crépuscules. Le poème clame le secours comme un silence qui aurait retrouvé la parole. La marée de la nuit est pourtant dans les bras du chant d’amour. Les corps se sont tus mais les mots ont levé l’ancre des futures joies. « Et ma jupe / Tulipe à l’envers » chantera malgré tout, les possibles des retours. La poète a laissé courir son chant sur la peinture de l’artiste. La peau et l’écorce de l’art du peintre-photographe se fortifient ainsi car son œil sculpte le mouvement des choses et l’apprivoise.

Livre aux deux portes subtiles. Entrez lecteur, car quand vous entrez vous sortez et quand vous sortez vous entrez.

mardi 5 avril 2016

SALON DU LIVRE DE PORNIC...

Le 23 avril, je serai, de 10 heures à 18h, au Salon du livre de Pornic (organisé par l'association Les complices des livres).
 
Tous les détails techniques (plan, adresse, horaires, âge du capitaine...) sont ICI.

samedi 2 avril 2016

BIENVENUE AU JARDIN D’ÉPICURE...

Le Jardin d'Epicure, bar/salon de thé et espace de spectacles et d'expositions, vient d'ouvrir ses portes au cœur de Nantes.

Dans le rôle du jardinier en chef, Sua Tan, amoureux de cinéma, de peinture, de littérature.

Son projet ? Proposer aux Nantais un lieu d'échanges, de partages, où chacun pourra trouver sa place pour exprimer ses passions, ses talents...

Le rendez-vous idéal pour tous les esprits curieux.



L'adresse :


10 Bd des Anglais
44000 Nantes

Tram ligne 3, arrêt Rond-Point de Vannes
Ouvert du mardi au dimanche dès 15H30.

* * *

Programme Avril :



- Dimanche 3 à 17h scène ouverte, chansons, guitare... gratuit.

- Dimanche 17 à 16h spectacle musical : " la fille-fleur " de et avec Adeline Doré, musique de Yann le Long. Durée 1 heure. Tout public. Participation libre.

- Vendredi 29 le rendez-vous artistique, buffet gratuit (dont végétarien) dès 19h, 


scène ouverte, courts-métrages.

Programme Mai au Jardin :


- Du vendredi 6 au dimanche 9 : résidence artistique de Santiago Sandoval Correa, guitariste jazz originaire de Bogota et étudiant à Barcelone. Concert gratuit sur 3 jours. Venez le rencontrer !

- Samedi 14 à 21h concert Maysgold (Paris) House-voices. gratuit (La cuisine records). 22h à 1h30. House-Techno. Participation libre.

- Samedi 21 à 21h30 : Jagger Jack. concert rock. Participation libre. 

lundi 7 mars 2016

LE CHEMINS DE TRAVERSE N°47 EST DISPONIBLE...

Le numéro 47 (décembre 2015) de Chemins de traverse est disponible.

Proposée par les discrètes mais efficaces éditions de l'Ours Blanc, cette revue continue de nous offrir, à chaque livraison, son lot d'articles fouillés, de nouvelles, de poèmes et autres pépites bienvenues. 

Mention spéciale, cette fois-ci, à l'article consacré par Michel Diaz à un poète absolument oublié : Jean-Jacques Mahet. Et force est de constater que le sieur Diaz a dû faire preuve d'un vrai talent de détective tant les traces laissées par ce poète disparu sont rares ! En tout cas, c'est ce genre de (re)découverte qui donne à mon sens tout son sel à la littérature. J'espère que Michel Diaz poursuivra son enquête et qu'il nous exposera très vite la suite de ses trouvailles !

Et puisqu'on parle de ce numéro de Chemins de Traverse, remercions au passage Philippe Ayraud qui m'a invité à y publier quelques aphorismes (glissés entre les siens et ceux de de l'ami Thierry Picquet).

jeudi 3 mars 2016

A BAS LES ACCENTS...

« Il n’appelait plus les députés que les "députes" (sans accent aigu sur le second e).– Il y a les putes, soulignait-il malicieusement, qui sont des paumées et il y a les super-putes, plus familièrement nommées députes. Alors, elles, ce sont les grandes salopes, les bouffeuses de pèze, les fouteuses de merde. Vive les putes, à bas les députes ! »
 
Michel Ragon, La Mémoire des vaincus.