vendredi 12 septembre 2014

L'AUTRE RENTRÉE LITTÉRAIRE...

Puisqu'on parle de rentrée littéraire sur ce blog, depuis quelques jours, des purs produits marketing que l'on va retrouver ce mois-ci dans (presque) toutes les librairies et des jolis petits livres que des éditeurs indépendants s'acharnent à publier, par amour des livres, dans l'indifférence quasi générale, poursuivons sur notre lancée et mettons aujourd'hui en avant deux très beaux nouveaux livres.


Le premier est signé Goulven Le Brech. ancien fidèle du Grognard, Goulven a publié plusieurs livres, et parmi eux deux recueils de récits. Le premier, Sur le caillou, paru il y a quelques années de cela aux éditions du Petit Pavé, revenait sur ses souvenirs de séjours en Nouvelle Calédonie. Le nouveau, La Mer pour horizon, publié aux éditions Perséides nous entraîne principalement sur les côtes bretonnes et normandes, sur les traces des auteurs et des philosophes qu'il affectionne. On y retrouve ce subtil mélange de délicatesse et d'érudition qui le caractérise.


Le second ouvrage, La Ponctualité des escargots (éditions du Petit véhicule) nous est proposé par Guillaume Siaudeau. Et comme j'ai eu le privilège de le mettre en page je suis en mesure de vous en annoncer la parution, et même de feuilleter un des tous premiers exemplaires, alors que l'auteur n'a même pas encore reçu les siens !

Ceux qui connaissent déjà les œuvres de Guillaume (et ils sont de plus en plus nombreux) retrouveront tout ce qu'ils aiment de ce généreux auteur dans ces courts récits en proses poétiques : sens de la formule, douceur, profonde humanité, simplicité, harmonie avec les choses de la nature...

Et, bien entendu, un grand coup de chapeau à Thomas Van Ruymbeke et à Luc Vidal, respectivement responsables des Perséides et du Petit Véhicule, qui nous permettent de profiter de ces jolis textes.

mercredi 10 septembre 2014

VOUS AVEZ DIT CENSURE ?

« Des libraires censurent le livre de Valérie Trierweiler : un pitoyable mépris des lecteurs »

« Les libraires ont-ils le droit de refuser de vendre le livre de Valérie Trierweiler ? »

« Depuis le jeudi 4 septembre et sa publication, les libraires s'en prennent violemment au livre de Valérie Trierweiler, "Merci pour ce moment". Certains jugent qu'il est indigne de leur librairie, d'autres vont même jusqu'à refuser de le vendre. Pour notre chroniqueur Bruno Roger-Petit, cette réaction est digne des pires dictatures. Il nous explique son point de vue. »

« Un libraire peut-il censurer un ouvrage qu'il ne cautionne pas ? Certains n'ont pas manqué de critiquer la politique de sélection des ouvrages à géométrie variable des libraires. »

* * *

Comment ne pas sourire en lisant tous ces titres qui fleurissent dans les médias depuis quelques jours. Comment ! Des libraires ont refusé de commander et de vendre un livre ? Mon Dieu ! Quel mépris, quelle dictature, quelle censure ! 

Mais sur quelle planète vivent-ils les joyeux journalistes qui écrivent ces incroyables sornettes ! Ignorent-ils donc que les libraires refusent tous les jours des dizaines de livres ? Ne savent-ils pas que les gérants des librairies, dans leur quasi globalité, boudent ainsi presque systématiquement la grande majorité des publications de l'édition indépendante ? Sans aucun état d'âme, bien entendu, et sans que personne ne s'en émeuve plus que cela habituellement.

C'est d'autant plus embêtant que tous ces contempteurs d'opérette oublient quand même une vérité essentielle : c'est qu'il subsiste malgré tout une grande différence entre le livre de Valérie Trierweiler et le roman lambda publié par un petit éditeur indépendant. Vous voulez savoir laquelle ? Eh bien le premier ne sera boycotté que par une dizaine de librairies alors que le second ne sera toléré que par une dizaine d'entre elles... C'est une belle différence, non ?

Censure, mépris, dictature disiez-vous ?

samedi 6 septembre 2014

INSTANTS NOMADES SUR LE BLOG DE MIMI...

Quelques doux mots à propos de nos Instants Nomades sur le "Blog de Mimi"

Un grand merci à leur auteure pour cette sympathique lecture.

C'est ICI pour lire l'article directement à sa source.

Autrement, c'est ci-dessous !

Petit bijou de livre qui m’est arrivé par hasard, par la grâce de son auteur, que je remercie vivement, Instants nomades attire déjà l’œil de par sa conception. Relié à la chinoise, il est à lui seul une petite œuvre d’art, sans doute entièrement réalisé à la main. C’est suffisamment rare pour être souligné.

D’abord, feuilleter au gré de ses envies, juste pour contempler les photographies de Catherine Matausch. Des clichés en noir et blanc où le vert et le gris se détachent subtilement pour donner à ces clichés une lumière éclatante, même sur ceux les plus sombres de l’ouvrage.

Pas de thème dominant dans ces instantanés ; des moments pris sur le vif au fil des rencontres de son auteur. Un pêcheur à la ligne précède une rue bordée d’arbres dont l’un retient Karl Marx au bout d’une corde…

Un régal pour les yeux pour la douceur et la sérénité qui se dégagent de cet ouvrage.

En regard de chaque cliché, un texte, un poème, une phrase, une méditation pour accompagner le lecteur dans un voyage sans but incitant à la rêverie.

Un livre à ne pas ranger dans sa bibliothèque, mais à laisser toujours à porter de mains, et des yeux ; à regarder sous différentes lumières.

« La vie est un arbre dont chaque branche trace dans l’air un chemin que nous aurions pu suivre si nous avions eu le courage d’affronter l’azur. »

Instants nomades, Catherine Matausch et Stéphane Beau
Editions du petit véhicule, Juillet 2014
110 pages

LA RENTRÉE DES PETITES REVUES...

Septembre, c'est la saison des rentrées. Rentrée des classes, évidemment, mais aussi rentrée littéraire. Ces deux rentrées ont d'ailleurs quelques points communs. Elles génèrent toutes deux beaucoup d’excitation pour pas grand chose - car au fond, d'une année sur l'autre, aussi bien du côté des auteurs que des profs, ce sont toujours les mêmes trognes qui reviennent, avec les mêmes discours, les mêmes tics et les mêmes programmes. De la même manière, ces deux rentrées sont placées sous le signe de la mode et de l'esprit moutonnier : dernier sac Adidas pour les uns, dernier Olivier Adam pour les autres ; "Quoi, tu n'as pas lu le nouveau Murakami" d'un côté, "Quoi, tu n'as pas acheté les nouvelles Nike" de l'autre...

Bref, histoire de changer un peu du ronron habituel, j'ai eu envie de vous conseiller deux idées de lecture, deux belles revues dont les derniers numéros viennent justement de paraître.

La première se nomme Amer. Les Âmes d'Atala, qui les éditent, l'avait déclarée morte il y a quelques temps de cela. Force est de constater qu'elle a repris du poil de la bête (clin d’œil au rat crevé qui gît sur la couverture). Cette revue, qui a commencé à paraître à peu près en même temps que Le Grognard m'a toujours été chère car j'en aime l'esprit braillard et décadent, son savant mélange de gouaille punk et de dandysme fin-de-siècle. La dernière livraison est particulièrement copieuse. n'hésitez pas à aller faire un petit tour par là pour en savoir un peu plus sur l'univers de cette chouette petite maison d'édition.

La seconde revue se nomme Délits d'encre et celles et ceux qui ont l'habitude de venir traîner par ici n'ignorent pas que c'est une petite fille du Grognard dont elle a pris la suite au sein des éditions du Petit Pavé. Le nouveau numéro (le 6, là encore) est consacré à Léo Ferré dont Roland Marx, qui l'a rencontré à de multiples reprises, nous parle avec tendresse et érudition.

Pour commander ce numéro ou pour tout savoir des dernières parutions des éditions du Petit Pavé, c'est par ici !

jeudi 4 septembre 2014

INSTANTS NOMADES DANS LE COURRIER VENDÉEN...

Sympathique écho de notre non moins sympathique journée de signature à la Librairie Trait d'Union (Noirmoutier le 16 Août dernier) avec Catherine Matausch et Sylvie Hussenot.

Article paru dans Le Courrier Vendéen du 28 août 2014.

mardi 2 septembre 2014

TRANCHE DE VIE

- Bonjour, je viens vous voir pour mon fils...
- Oui... que lui arrive-t-il ?
- Bin, il est handicapé...
- Oui... Quel type de handicap ?
- Il a des troubles "cyclomoteurs" !

Suite à un accident en scooter sans doute...

samedi 30 août 2014

PHILIPPE AYRAUD EST DANS CHIENDENTS...

C'est avec un réel plaisir que je vous annonce la toute récente parution du numéro 52 de la revue Chiendents qui est consacré à Philippe Ayraud.

On y retrouve tout ce qui fait le charme de cet auteur discret et généreux.

Le volume coûte 4 € et peut être commandé directement auprès des éditions du Petit Véhicule. 

Vous êtes intéressés ? Alors cliquez ICI !

Le sommaire :


Entretien avec Philippe Ayraud, Stéphane Beau
Un homme méthodique (nouvelle), Philippe Ayraud
Souvenir de Mauves en Noir, Didier Daeninckx
Philippe, mon ami, Odette Estorgue
Le Grand Concours (nouvelle), Philippe Ayraud
Philippe le samaritain, Elizabeth
Une poésie qui défie la camarde, Chantal Volz
- Poèmes-chansons (florilège), Philippe Ayraud
- Lecture de Des cadavres dans le placard, Stéphane Beau
Bio-Bibliographie


« Quand je lis les textes de Philippe, j’ai l’impression de retrouver ma famille, celle des perdants magnifiques, ceux qui n’ont pas pris l’ascenseur social et qui sont restés au sous-sol. Un sous-sol qui ressemble à un pub anglais enfumé où l’on se tient à l’écart, protégé de la vie. »

Elizabeth

vendredi 29 août 2014

INSTANTS NOMADES SUR LE PANDÉMONIUM LITTÉRAIRE...


Un gentil retour d'Instants nomades, signé Marianne Desroziers. C'est ICI, sur son blog Le Pandémonium Littéraire.

Ou ci-dessous pour celles et ceux qui préfèrent.

°°°

Tout d'abord l'objet.

Un beau livre à l'élégante et couverture sombre au centre de laquelle surgit une photographie noir et blanc de Catherine Matausch, et puis cette reliure à la chinoise si rare...

Ensuite le contenu.

Des photos tantôt réalistes comme celles des grands photographes américains de la première moitié du XXème siècle, tantôt plus tendres et humoristiques ou encore poétiques. Si comme moi avant de lire ce livre, vous ne connaissez Catherine Matausch que comme journaliste et présentatrice du J.T., vous serez étonnés de découvrir ses talents de photographes.
Chaque double page est constituée par une photographie avec en regard un texte de Stéphane Beau écrit à partir de la photo. L'auteur qui dirigea il y a quelques temps la revue Le Grognard s'est illustré dans différents genres : roman, essais, nouvelle, aphorisme. Cet éclectisme se sent dans les textes écrits pour ce livre où l'on passe d'une réflexion philosophique à un texte plus poétique ou à une note humoristique... le but étant de regarder la photo puis de lire le texte et ensuite de revenir à la photo, voire de relire le texte, chacun se nourrissant de l'autre.

Si vous aimez Eric-Emmanuel Schmitt, je vous informe que la courte préface à ce livre est de lui, si comme moi vous n'aimez pas cet auteur, sautez deux pages... et arrivez directement à la très belle citation de Sylvain Tesson en exergue extrait de "Dans les forêts de Sibérie" :
"Entre l'envie et le regret, il y a un point qui s'appelle le présent".


Je vous invite donc à découvrir ici les éditions du Petit Véhicule basées à Nantes et notamment la collection "La galerie de l'or du temps".

lundi 25 août 2014

UN ECRIVAIN LOCAL...

Presse Océan, cet été, met un écrivain local à l'honneur tous les lundis. C'était mon tour le 21 août.
 
Merci à Bertrand Lanoé pour cet article.