lundi 24 novembre 2014

EMILE MOUETTE A SON CHIENDENTS...

Vous souvenez-vous d'Emile Mouette, cet étrange Blinois (1) redécouvert par des passionnés et dont la biographie avait paru il y a quelques temps aux éditions du Petit Véhicule : Emile Mouette, seul et unique chuchoteur public au monde.

En mai 2013, un colloque a été organisé en son honneur. Les actes de ce colloque sont désormais disponibles dans le numéro 58 de la revue Chiendents.

J'y signe pour ma part un article sur l'amitié entre Emile Mouette et le psycho-sociologue Gustave le Bon.

Avis aux amateurs !

(1) habitant de Blain, commune de Loire-Atlantique.

LES ABEILLES DE VERRE...

« L’œil grossier ne s'en laisse imposer que par les masses, surtout quand elles sont animées. Et pourtant, il ne se cache pas moins d'organes dans un moucheron que dans un Léviathan. »


Ernst Jünger, Les Abeilles de verre, 1957

jeudi 20 novembre 2014

AU FESTIVAL DU LIVRE DE GUERANDE...

Je serai au Festival du livre de Guérande le dimanche 23 novembre 2014. Sur le stand des éditions du Petit Pavé.

Avis à ceux qui, pris d'un tardif remord, souhaiteraient acheter un exemplaire dédicacé du Coffret ou des En dehors !

Tous les détails sur ce salon (auteurs, éditeurs, animations...) ICI.

dimanche 16 novembre 2014

BIBLIOPOLIS 2015...

A Bibliopolis, aujourd'hui (Le salon du livre de Thouaré-sur-Loire), n'oubliez pas !

Aux côtés de Philippe Ayraud, qui a eu droit aux honneurs de Presse Océan ce week-end.

Vous pourrez y trouver nos livres, ainsi que quelques unes des dernières parutions des éditions du petit Véhicule.


jeudi 13 novembre 2014

INSTANTS NOMADES LUS PAR PHILIPPE AYRAUD...

Quelques mots bien sympathiques de Philippe Ayraud sur Instants nomades :

Bien sûr, il y a les superbes photos de Catherine Matausch, qui captent tout de suite le regard. Cela a été dit, et fort bien dit (voir notamment la préface d'Eric-Emmanuel Schmitt). Mais pour un béotien comme moi dans le domaine des arts picturaux et visuels, une fois passé le sentiment que c'est quand même autre chose que ces photos de paysages prises en rafales pendant les vacances et qu'on s'empresse ensuite de ne jamais regarder, l'intérêt se déplace vers les textes.

Et là, j'ai retrouvé avec plaisir le Stéphane Beau que je préfère et que j'admire, celui que je me prends parfois (même si ce n'est pas bien!) à jalouser, le Stéphane Beau minimaliste. L'auteur a déjà montré à plusieurs reprises sa maîtrise de la brièveté. On lira utilement à ce propos Un merle sur le tilleul, suivi de Presse purée, recueil d'aphorismes et de chroniques, toujours disponible aux éditions du Petit Véhicule. Dans ce nouvel ouvrage, les petits textes qui accompagnent les photos en disent beaucoup plus que bien des grands. On ne peut s'empêcher de songer, même s'il s'agit davantage ici de prose poétique, aux Nouvelles en trois lignes de Félix Fénéon, ce journaliste libertaire du début du XXème siècle (je ne pense pas que Stéphane récusera cet hommage!). Même sens du raccourci, de la concision et de la densité. Même humour ravageur, parfois très noir, cet humour qui est, comme chacun sait, la politesse du désespoir. En témoigne par exemple, mais on pourrait multiplier les citations, le texte suivant : « Les pauvres prennent / Moins de place / Quand même / Quand on les entasse / Dans les HLM »

Je ne sais pas, en définitive, où nous emmènent ces instants nomades, et ça m'est bien égal. Je sais juste qu'ils nous y emmènent. Et c'est déjà beaucoup.

Philippe Ayraud


lundi 10 novembre 2014

L'ALMANACH DU SAUMON POÉTIQUE LITTÉRAIRE ET FRATERNEL 2015...

Le voilà enfin, le cadeau de Noël que vous attendiez toutes et tous : la cuvée 2015 de l'Almanach du saumon poétique littéraire et fraternel publié par les belles éditions nantaises du Petit véhicule.

Je vous en dirai plus bientôt sur le sommaire, les modalités d'achat, mais vous pouvez d'ores et déjà mettre 18 € de côté.

Vous verrez, avec ses 150 pages illustrées augmentées de 8 planches couleurs hors texte, vous en aurez pour votre argent !

A bientôt donc pour de plus amples détails.

samedi 8 novembre 2014

LES ZANARS DE CHRISTIAN BULTING...

Les illusions perdues ?

Le nouveau roman de Christian Bulting, Les Zanars est un de ces livres comme je les aime : simple, efficace, sans esbroufe. L'auteur ne cherche pas à nous faire croire qu'il a réinventé la littérature, ni à coller à tout prix aux styles et aux modes du moment. Il écrit ce qu'il a sur le cœur, avec tendresse et générosité. Il aime les hommes et les femmes, ses frères humains qu'il observe sans les juger. Il les aime pour leurs qualités mais aussi pour leurs défauts, pour leurs forces, mais aussi pour leurs faiblesses, leurs fragilités. Et cela suffit pour installer le lecteur dans un état d'esprit chaleureux et empathique qui fait que l'on dévore les quelques cent pages de l'ouvrage d'une seule traite et qu'on le quitte avec la curieuse impression de revenir d'un voyage dans son propre passé.

L'histoire ? Celle d'une bande de copains et de copines, au début des années soixante-dix, dans un lycée de Saint-Nazaire. L'heure est à la contestation. On est marxiste, Mao, situ, anar, peu importe, mais on fait entendre sa voix et on ne s'en laisse pas conter par la morale bourgeoise. Chaque chapitre donne la parole à un membre de la bande : Piccolo, The, Scribe, Mona Lisa, Indien, Nirvana, Cogito. Bulting retranscrit avec justesse les dialogues enflammés et parfois quelque peu risibles, avec le recul, de ces jeunes gens qui découvrent alors le monde, la vie, l'amour, l'alcool, la sexualité. Mais il n'y a jamais la moindre trace de moquerie sous la plume de l'auteur dont le ton est toujours nostalgique et affectueux.

Les témoignages des anciens membres de la bande se succèdent, anodins, drôles, touchants, complémentaires, jusqu'aux derniers chapitres soudain plus dramatiques. On lance un journal : Gros Plans, « Journal éthylique et décadent », on organise une « vieille fête », on suit le cortège d'une manifestation en hommage à un ouvrier décédé, on assiste à un concert de Léo Ferré... Et on se laisse embarquer par ces jeunes zanars que l'ont accompagne avec amusement, mais aussi avec un certain pincement au cœur.

Car leurs espoirs, leurs rêves, nous les avons eu nous aussi un jour. Et nous les conservons sans doute encore un peu, quelque part, dans un lointain recoin de nous-mêmes, prêts à resurgir au moindre coup de blues. C'est pour cela que le roman de Christian Bulting, malgré son air de ne pas y toucher nous émeut bien plus que tous ces bouquins préfabriqués que l'industrie du livre nous offre trop souvent.

Et une fois le roman refermé, résonne encore en nous quelques phrases, comme celles-ci :

« On croyait aux idées. Qu'elles pouvaient changer le monde. Mais le monde est en nous. Tant qu'en nous ça n'a pas changé, rien ne peut changer. Change toi, le monde changera autour de toi. (…) Plonger en soi : la seule manière de faire surface dans le monde ».

S'il vous reste encore un brin de cette candeur joyeuse et douloureuse qui marqua vos dix-huit ans, n'hésitez pas, offrez vous une virée avec ces sympathiques « zanars ».

Les Zanars, Christian Bulting, éditions du Petit Véhicule, 2014.

lundi 3 novembre 2014

UNE FUITE PEUT-ETRE ?

Une dame, outrée, au téléphone :

« Ben moi j’ai quand même été obligée de quitter mon logement parce qu'il était insoluble* ! Vous vous rendez compte ? Y avait de l’humidité partout ! »

* Pour insalubre, bien sûr...