mardi 30 septembre 2014

DE RETOUR DE CHANTENAY...

Toile de Laurence Bezert
Agréable séance de dédicace, ce week-end, à Chantenay, à l’occasion de la 14ème édition des « Balades de Chantenay ». Cette année, pour la première fois, les artistes sculpteurs, peintres, photographes etc. accueillaient quelques membres de l’Association desRomanciers Nantais.
 
Dont moi.
 
J’ai ainsi eu le plaisir de présenter mes livres dans l’enceinte de la Maison de l’apiculture, au milieu des pieds de tomates, de menthe, de sauge, de romarin... Avec pour toile de fond les immenses pins parasols du Parc des Oblates. Tout cela sous un beau soleil. Bref : impression d’avoir soudainement téléporté quelque part en Italie...
 
Sculptures d'Yves Privé
A mes côtés, deux très agréables artistes que j’ai pu apprendre à connaître un peu lors de ce week-end. Même si leurs œuvres ne se ressemblent guère sur la forme, elles se rejoingnent sur leur amour de la nature. Le bois, pour Yves Privé (sculpteur, photographe et peintre) et le « minéral » pour Laurence Bezert (peintre).
 
Belles rencontres, donc, qui, sait-on jamais, déboucheront peut-être un jour sur d’autres projets, d’autres collaborations...
 
Retrouvez leurs travaux sur leurs sites respectifs : Yves ICI et Laurence LA.

dimanche 21 septembre 2014

EN DÉDICACE A CHANTENAY...

La 14ème séance des Balades des Ateliers de Chantenay se déroulera du 25 au 27 septembre, à Nantes.

Au programme, plein d'artistes, sculpteurs, peintres...

Mais aussi, pour la première fois, quelques membres de l'Association des Romanciers Nantais. J'y serai, à la maison de l'apiculture (n°11) en compagnie de Laurence Bezert (peintre) et Yves privé (sculpteur).

J'y dédicacerai quelques uns de mes derniers livres.

INSTANTS NOMADES DANS LA REVUE TEXTURE...

Georges Cathalo dit du bien de nos Instants nomades, et nous l'en remercions chaleureusement.

C'est ICI pour lire son texte sur le site de la Revue Texture

Ou c'est ci-dessous si vous préférez :

Les deux auteurs de ce livre méritent amplement les éloges qui figurent dans la louangeuse préface d’Eric-Emmanuel Schmitt. Il faut en effet éviter de dissocier les photos en noir et blanc de Catherine Matausch des brefs poèmes de Stéphane Beau tant les deux avancent de pair. Ici, chaque texte agit à la manière d’un déclencheur d’émotion qui oblige le regard à s’attarder sur la photo de la page de gauche avant que l’ œil ne retourne vers l’écrit. « Un pied après l’autre / Tel un funambule / Avec l’horizon pour corde raide / Il s’élance » : ce pourrait être la métaphore du poète pour qui « La vie est un exercice / D’équilibrisme ». Il se peut que tourner le dos soit « la plus douce manière/ De faire face à la vie ». Étrange paradoxe qu’affirment ces deux créateurs dans une démarche elliptique qui tend vers plus de concision et de mystère. Pas de passéisme cependant puisqu’on propose même d’équiper toute histoire d’amour d’un escalier de secours en tendant une ligne d’horizon entre deux cœurs ou bien de confier« nos villes / À des / Anarchitectes » pour qu’ils proposent des lieux différents. S’il est question des plus jeunes, on pense qu’ils fleuriront les tombes de leurs anciens « Lorsqu’il existera / Pour cela/ Une application / Sur leur smartphone ». En attendant, on peut sucer les poings de rage, compter les brins d’herbe ou encore attendre que les batteries vitales veuillent bien se recharger... Dans un format carré et dans une reliure « à la chinoise », ce livre est vraiment une réussite sur tous les plans. 
Georges Cathalo

mercredi 17 septembre 2014

INSTANTS NOMADES SUR LES JARDINS D'HÉLÈNE...

Laure Alberge avait déjà eu la gentillesse de dire du bien des En dehors, et elle récidive avec nos Instants nomades. C'est le genre de récidive que j'aime bien !!!

Pour lire son article directement sur son blog de lectrice, c'est ICI. Pour les autres, c'est ci-dessous :

Catherine Matausch est journaliste, aux commandes du JT du week-end sur France 3, mais j’ignorais qu’elle était aussi artiste (peintures, pastels, photographies). Stéphane Beau est le fondateur d’une revue disparue, Le Grognard, mais aussi romancier (j’avais beaucoup aiméLes en dehors, en 2011.) 

Instants nomades est un recueil de photographies de Catherine Matausch, prises à l’Iphone, accompagnées chacune de quelques lignes poétiques de Stéphane Beau. L’ouvrage est soigné, la mise en page parfaite (page de gauche, photo encadrée de noir, page de droite, court poème ou aphorisme et pagination soulignée à hauteur du cadre de gauche, c’est harmonieux et sobre.

Comment parler de photographies quand on n’y connait strictement rien, pas plus en vocabulaire adéquat qu’en technique ? À part dire j’aime ou pas, j’y suis sensible ou pas… Ce qui m’a frappée d’emblée en feuilletant ce livre la première fois, c’est l’aspect « trafiqué » : aucune photo n’est naturelle, toutes, en noir et blanc, me semblent passées à l’artifice d’un filtre Instagram. Le résultat peut être surprenant sur certaines photos, de même que les photos floues (très floues pour certaines, interpellent : pourquoi ce choix ? qu’a voulu transmettre l’artiste ?)
Hormis un grand nombre de photos de bord de mer, de plages ou de bateaux, il n’y a pas forcément d’unité qui ressort au premier abord. Pourquoi ce chat de dos, cet escalier, cette forêt… « Instants nomades » dit le titre, c’est justement cet éclectisme qui fait l’unité.

Si je ne sais pas parler des photos (je ne sais peut-être pas le faire des textes non plus !), j’ai néanmoins été bien plus sensible à ceux-ci. Et ils éclairent, d’un regard subjectif, la photo placée en regard. Certains font sourire, pencher la tête d’un mouvement d’approbation, reconsidérer l’image, oui c’est vrai, peut-être, pourquoi pas.
J’aime tout particulièrement ceux-ci (mais je pourrais en citer tant d’autres !) :

« Elle aimait se baigner
Au jour mourant
Dans les flots en fusion

Moi quand elle revenait
Lasse et salée
Se blottir sur mon cœur
Je cueillais sur son corps
Des éclats de soleil »

Ou encore

« Le flou artistique
Est une invention
De myope
Mégalomane »

Et l’on se surprend à reprendre l’ouvrage, à s’arrêter à nouveau sur une photo, un texte, s’arrêter justement, le temps d’un instant, contempler la vie qu’on ne prend plus le temps de voir. Des instants apaisés, même dans la trivialité de certaines photos (finir par un cliché de toilettes ?)

Si vous en avez l’occasion, prenez le temps de vous arrêter sur cet ouvrage. Ma fille qui passait par là, depuis longtemps résignée aux piles de livres qui trainent partout dans la maison, a stoppé son geste le temps de dire : « oh, il est beau ton livre ». Celui-ci l’a arrêtée ; pas les autres.

En savoir plus sur le site ce petit éditeur nantais et voir quelques photos : ici

vendredi 12 septembre 2014

L'AUTRE RENTRÉE LITTÉRAIRE...

Puisqu'on parle de rentrée littéraire sur ce blog, depuis quelques jours, des purs produits marketing que l'on va retrouver ce mois-ci dans (presque) toutes les librairies et des jolis petits livres que des éditeurs indépendants s'acharnent à publier, par amour des livres, dans l'indifférence quasi générale, poursuivons sur notre lancée et mettons aujourd'hui en avant deux très beaux nouveaux livres.


Le premier est signé Goulven Le Brech. ancien fidèle du Grognard, Goulven a publié plusieurs livres, et parmi eux deux recueils de récits. Le premier, Sur le caillou, paru il y a quelques années de cela aux éditions du Petit Pavé, revenait sur ses souvenirs de séjours en Nouvelle Calédonie. Le nouveau, La Mer pour horizon, publié aux éditions Perséides nous entraîne principalement sur les côtes bretonnes et normandes, sur les traces des auteurs et des philosophes qu'il affectionne. On y retrouve ce subtil mélange de délicatesse et d'érudition qui le caractérise.


Le second ouvrage, La Ponctualité des escargots (éditions du Petit véhicule) nous est proposé par Guillaume Siaudeau. Et comme j'ai eu le privilège de le mettre en page je suis en mesure de vous en annoncer la parution, et même de feuilleter un des tous premiers exemplaires, alors que l'auteur n'a même pas encore reçu les siens !

Ceux qui connaissent déjà les œuvres de Guillaume (et ils sont de plus en plus nombreux) retrouveront tout ce qu'ils aiment de ce généreux auteur dans ces courts récits en proses poétiques : sens de la formule, douceur, profonde humanité, simplicité, harmonie avec les choses de la nature...

Et, bien entendu, un grand coup de chapeau à Thomas Van Ruymbeke et à Luc Vidal, respectivement responsables des Perséides et du Petit Véhicule, qui nous permettent de profiter de ces jolis textes.

mercredi 10 septembre 2014

VOUS AVEZ DIT CENSURE ?

« Des libraires censurent le livre de Valérie Trierweiler : un pitoyable mépris des lecteurs »

« Les libraires ont-ils le droit de refuser de vendre le livre de Valérie Trierweiler ? »

« Depuis le jeudi 4 septembre et sa publication, les libraires s'en prennent violemment au livre de Valérie Trierweiler, "Merci pour ce moment". Certains jugent qu'il est indigne de leur librairie, d'autres vont même jusqu'à refuser de le vendre. Pour notre chroniqueur Bruno Roger-Petit, cette réaction est digne des pires dictatures. Il nous explique son point de vue. »

« Un libraire peut-il censurer un ouvrage qu'il ne cautionne pas ? Certains n'ont pas manqué de critiquer la politique de sélection des ouvrages à géométrie variable des libraires. »

* * *

Comment ne pas sourire en lisant tous ces titres qui fleurissent dans les médias depuis quelques jours. Comment ! Des libraires ont refusé de commander et de vendre un livre ? Mon Dieu ! Quel mépris, quelle dictature, quelle censure ! 

Mais sur quelle planète vivent-ils les joyeux journalistes qui écrivent ces incroyables sornettes ! Ignorent-ils donc que les libraires refusent tous les jours des dizaines de livres ? Ne savent-ils pas que les gérants des librairies, dans leur quasi globalité, boudent ainsi presque systématiquement la grande majorité des publications de l'édition indépendante ? Sans aucun état d'âme, bien entendu, et sans que personne ne s'en émeuve plus que cela habituellement.

C'est d'autant plus embêtant que tous ces contempteurs d'opérette oublient quand même une vérité essentielle : c'est qu'il subsiste malgré tout une grande différence entre le livre de Valérie Trierweiler et le roman lambda publié par un petit éditeur indépendant. Vous voulez savoir laquelle ? Eh bien le premier ne sera boycotté que par une dizaine de librairies alors que le second ne sera toléré que par une dizaine d'entre elles... C'est une belle différence, non ?

Censure, mépris, dictature disiez-vous ?

samedi 6 septembre 2014

INSTANTS NOMADES SUR LE BLOG DE MIMI...

Quelques doux mots à propos de nos Instants Nomades sur le "Blog de Mimi"

Un grand merci à leur auteure pour cette sympathique lecture.

C'est ICI pour lire l'article directement à sa source.

Autrement, c'est ci-dessous !

Petit bijou de livre qui m’est arrivé par hasard, par la grâce de son auteur, que je remercie vivement, Instants nomades attire déjà l’œil de par sa conception. Relié à la chinoise, il est à lui seul une petite œuvre d’art, sans doute entièrement réalisé à la main. C’est suffisamment rare pour être souligné.

D’abord, feuilleter au gré de ses envies, juste pour contempler les photographies de Catherine Matausch. Des clichés en noir et blanc où le vert et le gris se détachent subtilement pour donner à ces clichés une lumière éclatante, même sur ceux les plus sombres de l’ouvrage.

Pas de thème dominant dans ces instantanés ; des moments pris sur le vif au fil des rencontres de son auteur. Un pêcheur à la ligne précède une rue bordée d’arbres dont l’un retient Karl Marx au bout d’une corde…

Un régal pour les yeux pour la douceur et la sérénité qui se dégagent de cet ouvrage.

En regard de chaque cliché, un texte, un poème, une phrase, une méditation pour accompagner le lecteur dans un voyage sans but incitant à la rêverie.

Un livre à ne pas ranger dans sa bibliothèque, mais à laisser toujours à porter de mains, et des yeux ; à regarder sous différentes lumières.

« La vie est un arbre dont chaque branche trace dans l’air un chemin que nous aurions pu suivre si nous avions eu le courage d’affronter l’azur. »

Instants nomades, Catherine Matausch et Stéphane Beau
Editions du petit véhicule, Juillet 2014
110 pages

LA RENTRÉE DES PETITES REVUES...

Septembre, c'est la saison des rentrées. Rentrée des classes, évidemment, mais aussi rentrée littéraire. Ces deux rentrées ont d'ailleurs quelques points communs. Elles génèrent toutes deux beaucoup d’excitation pour pas grand chose - car au fond, d'une année sur l'autre, aussi bien du côté des auteurs que des profs, ce sont toujours les mêmes trognes qui reviennent, avec les mêmes discours, les mêmes tics et les mêmes programmes. De la même manière, ces deux rentrées sont placées sous le signe de la mode et de l'esprit moutonnier : dernier sac Adidas pour les uns, dernier Olivier Adam pour les autres ; "Quoi, tu n'as pas lu le nouveau Murakami" d'un côté, "Quoi, tu n'as pas acheté les nouvelles Nike" de l'autre...

Bref, histoire de changer un peu du ronron habituel, j'ai eu envie de vous conseiller deux idées de lecture, deux belles revues dont les derniers numéros viennent justement de paraître.

La première se nomme Amer. Les Âmes d'Atala, qui les éditent, l'avait déclarée morte il y a quelques temps de cela. Force est de constater qu'elle a repris du poil de la bête (clin d’œil au rat crevé qui gît sur la couverture). Cette revue, qui a commencé à paraître à peu près en même temps que Le Grognard m'a toujours été chère car j'en aime l'esprit braillard et décadent, son savant mélange de gouaille punk et de dandysme fin-de-siècle. La dernière livraison est particulièrement copieuse. n'hésitez pas à aller faire un petit tour par là pour en savoir un peu plus sur l'univers de cette chouette petite maison d'édition.

La seconde revue se nomme Délits d'encre et celles et ceux qui ont l'habitude de venir traîner par ici n'ignorent pas que c'est une petite fille du Grognard dont elle a pris la suite au sein des éditions du Petit Pavé. Le nouveau numéro (le 6, là encore) est consacré à Léo Ferré dont Roland Marx, qui l'a rencontré à de multiples reprises, nous parle avec tendresse et érudition.

Pour commander ce numéro ou pour tout savoir des dernières parutions des éditions du Petit Pavé, c'est par ici !

jeudi 4 septembre 2014

INSTANTS NOMADES DANS LE COURRIER VENDÉEN...

Sympathique écho de notre non moins sympathique journée de signature à la Librairie Trait d'Union (Noirmoutier le 16 Août dernier) avec Catherine Matausch et Sylvie Hussenot.

Article paru dans Le Courrier Vendéen du 28 août 2014.

mardi 2 septembre 2014

TRANCHE DE VIE

- Bonjour, je viens vous voir pour mon fils...
- Oui... que lui arrive-t-il ?
- Bin, il est handicapé...
- Oui... Quel type de handicap ?
- Il a des troubles "cyclomoteurs" !

Suite à un accident en scooter sans doute...